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Affaire Merah : «terriblement choqué», Copé déplore une «violation de l’instruction»

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Public Sénat
Le 10.07.2012 à 13:02

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© Public Sénat
Ce matin, Jean-François Copé était l’invité de Public Sénat et Radio Classique. Le secrétaire général de l’UMP a longuement commenté l’action du gouvernement, avant d’aborder les taux négatifs et les révélations de l’affaire Merah.

Pour le secrétaire général de l’UMP, la conférence sociale ouverte hier par le président de la République n’annonce rien de bon. « J’ai eu le sentiment que les mauvaises décisions c’était pour tout de suite et que les bonnes décisions c’est peut être dans un an. (…) Les principales décisions de l’été sont toutes des décisions qui portent atteinte à la compétitivité et au pouvoir d’achat. »

Alors que la question d’une hausse de la CSG est de plus en plus prégnante, en vue d’augmenter les recettes de l’Etat, et que l’on s’attend à une annonce sur ce sujet dès la fin de la conférence sociale, Jean-François Copé fais part de son hostilité et de son incompréhension à cet égard. « On nous dit qu’on ne veut pas augmenter la TVA parce qu’il ne faut pas augmenter l’impôt payé par tous les Français, mais la CSG est payée par qui si ce n’est pas tous les Français ? (…) Nous avions fait le choix d’augmenter la TVA en contrepartie de la baisse des charges patronales, (…) tout simplement parce que la TVA est payée par les importateurs. (…) Je voudrais que l’on m’explique pourquoi la CSG est plus juste que la TVA ? »

Revenant ensuite sur l’annonce faite par le gouvernement de maintenir stable les effectifs globaux de la fonction publique, Jean-François Copé s’est lancé dans une démonstration un peu sibylline. « [Le gouvernement] veut baisser les effectifs de la fonction publique, veut les mettre à niveau de 0. (…) C’est là où l’hypocrisie est totale, le gouvernement socialiste [annonce] qu’il va quand même créer les 60 000 emplois prévus dans l’éducation nationale sur 5 ans ». Il précise ensuite : « à supposer même que l’on veuille être à 0, cela peut représenter dans la totalité des autres ministères, près de 2 fonctionnaires sur 3 non remplacés. (…) Pas besoin d’être très bon en maths pour comprendre (…) que c’est intenable ».

Jean-François Copé s’est ensuite exprimé sur un signe encourageant venu des marchés obligataires, hier. En effet pour la première fois la France a pu emprunter à court terme (Octobre et Décembre 2012) avec des taux négatifs, symbole d’une relative confiance des investisseurs.« C’est une bonne nouvelle du point de vue de la gestion de trésorerie de l’Etat. C’est très rare que cette situation existe. (…) Ce qui me préoccupe c’est qu’il s’agit uniquement du refinancement de la dette à très court terme, quelques semaines. »

Depuis quelques semaines, la tension est montée d’un cran au sein de l’UMP. La guerre des chefs ferait rage entre Jean-François Copé et François Fillon pour briguer la tête du parti. Se refusant à nourrir la polémique, l’actuel secrétaire de l’Union se veut apaisant : « nous sommes l’un et l’autre opposés à des alliances avec le Front National. (…) Nous sommes tous les deux européens et très attachés à la rigueur budgétaire. »

Enfin, Jean-François Copé s’est brièvement exprimé sur la révélation par TF1, dimanche dernier, d’extraits de la conversation entre Mohammed Merah et le négociateur du RAID. Pour l’élu, les journalistes sont allés trop loin : « c’est quelque chose qui m’a énormément choqué. C’est une épreuve de plus dans la douleur atroce des familles de victimes. (…) C’est une violation du secret de l’intrusion. »