Affaire Woerth : Xavier Bertrand dénonce le « populisme » du PS
Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, était l’invité de Face à nous ce mercredi soir sur Public Sénat. Alors que les affaires concernant la majorité se succèdent, il prend sans surprise la défense du ministre du Travail Eric Woerth, dénonçant « une forme de populisme » du Parti socialiste (à voir dans l'extrait vidéo ci-dessus). Le secrétaire général de l’UMP qualifie Arnaud Montebourg, qui a demandé la démission d’Eric Woerth, de « procureur aux petits pieds ». « Pourquoi toutes ces questions viennent-elles aujourd’hui ? Parce qu’il y a la réforme des retraites », affirme-t-il. « Ce n’est pas le fait du hasard ». Le Canard enchaîné, qui a révélé la plupart des affaires, en prend au passage pour son grade : il « n’est pas le journal officiel de la République ».
Quant aux relations entre Liliane Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal, et Eric Woerth, en tant que trésorier de l’UMP, Xavier Bertrand a fait comprendre qu’il faut regarder vers d’autres partis : « Depuis combien de temps Madame Bettencourt finance des partis politiques et quels partis ? »
Interrogé sur la réforme des retraites et la question de la pénibilité, l'ex-ministre du Travail affirme qu’« il faut réfléchir à la question de l’exposition aux risques », évoquant « les charges lourdes », le « bâtiment » ou les fonctions « postées ». Par ailleurs, il ne s’estime « pas favorable à une augmentation de la CSG pour les retraités pour financer la dépendance ».
Sur les évictions des humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter, Xavier Bertrand estime qu’« on a le droit de considérer que c’est vulgaire », au sujet d’une chronique controversée de Didier Porte. C’est le « choix » du patron de Radio France Jean-Luc Hees, ajoute-t-il.
Autre éviction, celle de l’Equipe de France de football du Mondial. « Il faut tourner la page », de « ce naufrage, cette tragi-comédie », selon le patron de l’UMP. « Laurent Blanc (prochain sélectionneur, ndlr), on ne le surnomme par le Président pour rien ».





















Réagir