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Les anciens Présidents «n’ont plus leur place» au Conseil Constitutionnel selon Jean-Louis Debré

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Public Sénat
Le 04.03.2016 à 11:11

Alors que son mandat de président du Conseil Constitutionnel s’achève ce vendredi, Jean-Louis Debré était l’invité, hier soir, de l’émission On va plus loin. L’occasion pour lui de livrer son point de vue sur certaines réformes à faire pour améliorer le travail du législateur.

Avant de tourner la page d’une institution qu’il a dirigé 9 ans, Jean-Louis Debré souhaiterait que les anciens présidents de la République ne siègent plus au Conseil Constitutionnel. « C’est un vestige du passé » selon lui. Depuis sa création en 1959 par le général de Gaulle, les anciens Présidents font, de droit, partie à vie, du Conseil Constitutionnel. Une fonction  destinée surtout « à leur trouver une occupation » a estimé Jean-Louis Debré. « Aujourd’hui ils n’ont plus leur place ». Il met en évidence, l’agenda de la juridiction « qui n’est plus compatible avec l’emploi du temps des anciens présidents de la République ». «  L’activité du Conseil est devenue très importante. En 1973, ils (membres du Conseil Constitutionnel) ont contrôlé 3 lois, nous nous en faisons 150, et des lois de plus en plus illisibles ».  Jean-Louis Debré précise toutefois que « cette réforme essentielle » nécessiterait une « révision de la Constitution ».

Autre « coup de gueule » de celui qui dit ne plus s’intéresser « au spectacle de la politique » : « la crise de la loi ». « La loi est devenue un objet de la communication politique. Il y a un drame, une difficulté, on fait une loi, peu importe son application. C’est une réponse à l’anxiété, à l’angoisse et c’est une manière pour le politique de montrer qu’il est toujours la course » a-t-il fait remarqué.

Nommé à la tête du Conseil Constitutionnel en 2007 par Jacques Chirac, ce fidèle de l’ancien président de la République a eu un mot à son égard. « Alors que généralement certains politiques n’aiment qu’eux, Chirac, il aime les autres. Et dans ce monde difficile, aujourd’hui, ils ont le sentiment d’avoir un homme qui les comprend, qui les regarde ».

La page du Conseil Constitutionnelle tournée, Jean-Louis Debré va maintenant s’employer à écrire des « romans policiers » ainsi « qu’un dictionnaire amoureux de la République ».