Anne Hidalgo défend le gouvernement : «L’UMP cède à la facilité de la parole»

+A -A
Public Sénat
Le 06.07.2012 à 09:45

Publicsenat.fr VOD

Anne Hidalgo était ce matin l’invitée de Radio classique et Public Sénat. Politique budgétaire, politique sociale, la premier adjointe au maire de Paris défend les premiers pas d’Hollande et de son gouvernement.

Pour Anne Hidalgo, si les débuts de François Hollande en tant que chef d’Etat sont couronnés de succès, c’est grâce à sa personnalité. « Son implication très forte, personnelle, a marqué des points » explique la première adjointe, ajoutant que « l’évolution de la position de Mme Merkel n’aurait pas pu avoir lieu s’il n’y avait pas eu François Hollande à la présidence de la République française et s’il n’avait pas mis toute cette énergie sur ce dossier européen ».

Réagissant aux jets de pierres de la part de la droite concernant les orientations du gouvernement en matière budgétaire, l’élue socialiste n’entend qu’une rhétorique. « L’UMP cède à la facilité de la parole. Ils n’ont pas varié d’un iota entre la campagne de la présidentielle et l’après-campagne. Ils sont toujours sur le même argumentaire à essayer de dire que pour le PS, la seule solution serait les impôts ». Elle ajoute : »Nous avons des priorités, notamment sur l’éducation, et nous assumons ces choix ».

Plus précisément, elle estime à propos de la défiscalisation des heures supplémentaires, établie par le précédent gouvernement, qu’il faut « tordre le cou à cette idée que ce serait quelque chose de positif pour les salariés ». L’adjointe à la mairie de Paris affirme en effet que « cette mesure, critiquée par tous les économistes, a eu des effets négatifs pour l’emploi ».

Alors que le gouvernement vient d’annoncer la tenue prochaine d’une grande conférence sociale, Anne Hidalgo souhaite une revalorisation du dialogue social. Selon elle, « la réforme des retraites menée par M. Fillon et M. Sarkozy n’avait été précédée d’aucune concertation. Il y avait juste eu un coup de fil à chacun des leaders syndicaux » nous apprend-elle. « On a vécu 10 ans mais notamment les 5 dernières années avec un vrai démantèlement du droit du travail et de la protection sociale, et sans dialogue social ».

Abordant ensuite ses propres ambitions, cette proche de Bertrand Delanoë reconnaît volontiers avoir l’intention de lui succéder. Toutefois, elle suggère que « si en 2014 il y a plusieurs candidatures, une grande primaire citoyenne pourrait être envisagée ».

Anne Hidalgo termine cet entretien matinal en évoquant la décision de la FIFA d’autoriser le voile pour les femmes jouant au football. Elle, n’y voit rien d’autre qu’une « régression ». « Je suis très choquée » assure-t-elle, expliquant être « de tout cœur avec les associations féministes ».