Ayrault défend « un budget de combat »

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F.V.
Le 28.09.2012 à 12:46
Ayrault défend « un budget de combat »
© AFP

Il fallait marquer le coup. A budget historique, communication exceptionnelle. A la sortie du conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault est venu en personne sur le perron de l’Elysée défendre le « budget de combat » que prépare son gouvernement pour 2013. Le vocabulaire est choisi. Car il s’agit surtout d’un budget de rigueur, en raison de l’importance de l’effort.

Le premier ministre préfère parler de « budget courageux, responsable » afin de « lutter contre la dette qui ne cesse d’augmenter ». Le premier ministre a confirmé l’hypothèse de croissance de 0,8%, « réaliste et volontariste » sur laquelle le budget est fondé. Les économistes prévoient pourtant une croissance plus faible pour l’année prochaine.

Rappelant qu’en 5 ans la dette est passée de 64% à plus de 90% du PIB, Jean-Marc Ayrault souligne que si « on n’y met pas un coup d’arrêt, c’est l’argent des contribuables qui paiera la dette ».

Un tiers sur l’Etat, un tiers sur les ménages, un tiers sur les entreprises

Assumant des « choix », le premier ministre affirme que le budget « respecte » les priorités du gouvernement – « jeunesse, éducation, emploi, logement » – tout en prévoyant 10 milliards d’économies sur les dépenses publiques. « A revenu égal, 90% des foyers ne seront pas imposés davantage », a répété Jean-Marc Ayrault. « C’est vrai que nous demandons des efforts aux plus riches » et aux « grandes entreprises » tout en « préservant les PME », a-t-il assuré. Et de souligner que les « collectivités locales »doivent être aussi mobilisées. Pour Jean-Marc Ayrault, il s’agit au final d’un « budget de conquête, de reconstruction, un budget de combat, de mobilisation pour la France ».

Devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici  a détaillé le projet de loi de finances 2013. Rappelant qu’il « manque 30 milliards d’euros » à trouver pour respecter l’objectif de 3% de déficit en 2013, il précise qu’« un tiers de l’effort » sera porté sur les dépenses publiques, avec des « efforts de tous les ministères », un tiers portera sur les ménages « aux revenus les plus importants » et un tiers sur les entreprises.