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Ayrault : «Je veux mettre l’entreprise au centre de nos politiques économiques»

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François Vignal
Le 29.08.2012 à 15:54

Publicsenat.fr VOD

Répondre et rassurer. C’est ce que Jean-Marc Ayrault s’est appliqué à faire mercredi à l’université d’été du Medef, sur le campus HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines). Le premier ministre a accepté l’invitation de l’organisation patronale, une première pour un chef de gouvernement, qui plus est de gauche. « Je m’étonne de cet étonnement », a lancé Jean-Marc Ayrault, « pour moi, c’est évident ».

Répondre à Laurence Parisot. Car la patronne du Medef s’est dit dans Le Monde « dans l’expectative » sur la stratégie économique du gouvernement. Elle souhaite que le premier ministre soit dans l’attention plutôt que dans la suspicion ». Message compris par l’intéressé. « Je veux mettre l’entreprise au centre de nos politiques économiques. C’est vous qui êtes les forces vives du redressement productif », a-t-il lancé, se présentant devant les patrons « dans un esprit d’ouverture et de confiance ».

Face aux critiques de Laurence Parisot sur la création de 150.000 emplois d’avenir, projet présenté au conseil des ministres le matin même, le premier ministre a défendu la mesure à destination des jeunes. Elle concernera le secteur non-marchand « et de façon plus limité le secteur marchant ».

Méthode Ayrault

Comme il l’a fait à l’université d’été du PS, il a défendu sa méthode : « Elle consiste à mener de front un travail dans l’urgence et un travail dans la durée (…) en évitant les effets d’annonces (), une méthode fondée sur le dialogue sociale ».

Dans un contexte de hausse du chômage, Jean-Marc Ayrault a aussi appelé le patronat et les syndicats à « accélérer le rythme » de la négociation sur la sécurisation de l'emploi. Cette négociation fait partie des nombreux chantiers ouverts en juillet lors de la Conférence sociale.

Répétant la volonté de l’exécutif de ramener les déficits à 3% en 2013 et à l’équilibre en 2017 – un engagement européen – Jean-Marc Ayrault annonce « des efforts justes : pour moitié par des recettes nouvelles, pour moitié par des économies de dépense », dès le projet de loi de finance 2013.

Rassurer les patrons. Sur la compétitivité, sujet récurrent pour les chefs d’entreprise, le premier ministre attend des « propositions audacieuses » du rapport que prépare Louis Galois, ancien président de la SNCF. Il a prévenu : « Il n’y a pas de sujet tabou : le financement de la protection sociale en était un. (…) Il ne doit plus peser aussi fortement sur le travail ». Le gouvernement pourrait décider d’une hausse de la CSG pour baisser les cotisations sociales patronales. « Début 2013 », après avoir laissé le temps de la concertation auquel Jean-Marc Ayrault tient, le premier ministre promet « un nouveau modèle de financement sera plus favorable à la compétitivité des entreprises ». Pour être rassurés, les patrons attendront encore de voir.