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Ayrault «ne veut pas être le premier ministre d'un tournant de l'austérité»

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Le 03.09.2012 à 10:49

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré dimanche qu'il ne voulait "pas être le Premier ministre d'un tournant de l'austérité".

"Je ne veux pas être le Premier ministre d'un tournant de l'austérité parce que la politique que nous aurions engagée au début du quinquennat aurait été un échec", a souligné M. Ayrault, invité de l'émission "Tous politiques" de France-Inter/AFP/Le Monde.

La politique menée "est très claire depuis le début. C'était l'engagement de François Hollande pendant la campagne électorale. C'est-à-dire qu'il faut à la fois maîtriser les comptes publics, ne pas laisser filer la dette et les déficits (...). Personne ne nous l'impose de l'extérieur. On ne peut pas vivre avec comme premier budget de la nation le remboursement des intérêts de la dette", a-t-il poursuivi.

"Il faut retrouver des marges de manoeuvre. Ce qu'on ne remettra plus dans le remboursement des emprunts, on le mettra dans l'investissement, dans l'innovation, la recherche, l'éducation, l'aménagement du territoire (...). Nous voulons le faire", a-t-il poursuivi.

"C'est pour cela que les objectifs de 3% pour le budget 2013 seront tenus. L'équilibre des comptes à la fin du quinquennat sera respecté et en même temps les priorités de l'action gouvernementale (éducation, justice, sécurité, santé) seront respectées", a encore souligné le Premier ministre.

Le Premier ministre a rappelé dimanche à la discrétion, sans les nommer explicitement, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et celui de l'Economie Pierre Moscovici qui se sont égratignés à propos de la Banque publique d'investissement. "Ca suffit, ca vaut pour tout le monde. (...) Il y a une règle qui a été fixée dès le départ, pour tous les membres du gouvernement, c'est que la discussion a lieu au sein du Conseil des ministres", a déclaré M. Ayrault, invité de l'émission "Tous politiques" de France Inter/AFP/Le Monde.  "C'est un rappel que je fais à chacun. Si cela devait continuer (...) chacun devra prendre ses responsabilités. C'est clair, c'est net", a-t-il menacé en répondant à des questions sur ce dossier.