×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Bataille de chiffres sur la délinquance en France

+A -A
Aladine Zaïane
Le 17.01.2012 à 16:05

Publicsenat.fr VOD

Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur a annoncé un « recul des actes de délinquance et de criminalité considérable » de l’ordre de « 16.47% », soit « 680 000 faits de moins en 2011 qu’en 2010 ». Malgré cette baisse, le ministre de l’Intérieur déplore un « phénomène nouveau », « une criminalité spécifique » qui viendrait « d’Europe centrale, orientale » et « très difficile à combattre ».

 

Publicsenat.fr VOD

 

 


François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, « conteste les chiffres qui sont présentés » par le ministre de l’Intérieur comme la baisse de la délinquance de 0.34 %.
Le sénateur prend trois exemples pour réfuter les chiffres du ministre : « il y a des progressions qui sont très inquiétantes : les violences faites aux personnes qui ont augmenté de 22 % depuis dix ans, les violences non crapuleuses qui ont augmenté de près de 50 %, et l’année dernière un  fait nouveau, les vols et cambriolages dans les maisons »
Enfin, cette baisse annoncée par le ministre de l’Intérieur serait liée selon François Rebsamen aux « atteintes aux biens qui ne sont plus enregistrées par des plaintes, mais par de simples mains courantes », ainsi elles ne seraient plus prises en compte dans les statistiques.

«Au cours du dernier trimestre, grâce aux moyens que m’a donné le premier ministre, j’ai pu mettre en place 4000 policiers et gendarmes de plus […] La gauche peut critiquer, il n’empêche que lorsqu’elle critique elle ne peut que mentir ».


Lors de cette présentation des chiffres de la délinquance, Alain Bauer le président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a regretté le « mépris » et le « silence » du ministère de la justice face aux conclusions de ce bilan. Ce proche du président Nicolas Sarkozy ne cache pas les rapports de « conflit » avec le ministère.