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« Battre Patrick Devedjian serait un symbole », selon Julien Landfried

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François Vignal
Le 18.10.2012 à 18:37
« Battre Patrick Devedjian serait un symbole », selon Julien Landfried
Julien Landfried (au centre) et Patrick Devedjian (à gauche), en mai 2012.
© Julien Landfried - flickr

Après l’annulation par le Conseil constitutionnel de l’élection de Patrick Devedjian dans les Hauts-de-Seine, son challenger Julien Landfried estime à « 50/50 » ses chances de l’emporter. Soutenu par le PS, ce chevènementiste  compte sur une campagne de terrain et le soutien de ministres comme Manuel Valls. Entretien.

Le Conseil constitutionnel a annulé l’élection de Patrick Devedjian. C’est une sorte de victoire ?
C’est d’abord la victoire du droit plutôt que la victoire de Julien Landfried contre Patrick Devedjian. J’ai déposé un recours fin juin parce qu’ils ont décidé sciemment de ne pas respecter le droit. Ce non-respect du droit sur sa suppléance avait eu un impact politique en lui permettant de l’emporter. Georges Siffredi était le suppléant qui lui apportait le plus de voix. Patrick Devedjian aborde aujourd’hui la législative partielle en position de faiblesse car il perd son suppléant le plus fort dans son dispositif stratégique.

Maintenant, que va-t-il se passer ?
Je suis candidat pour la législative partielle, qui devrait avoir lieu en décembre ou janvier, afin de donner un député à 100% pour la circonscription. J‘essaie de rassembler la gauche derrière ma candidature.

Etant donné les difficultés de l’exécutif dans l’opinion, ce scrutin ne sera-t-il pas encore plus difficile ? Patrick Devedjian en fait d’ailleurs un test national
C’est sa seule stratégie possible. On part du principe que François Hollande a été majoritaire en mai et que j’ai failli l’être en juin. On considère qu’on est sur du 50/50 sur nos chances de gagner. Il Faudra aller chercher la victoire sur le terrain, faire beaucoup de porte-à-porte. On va chercher à récolter des procurations et beaucoup de gens vont nous aider à distance. La sociologie de la circonscription a évolué, elle est très équilibrée. Ça va être serré, mais tout dépend de notre capacité à faire une bonne campagne et à défendre un programme politique qui sera celui du gouvernement, les réalisations actuelles, comme la défense des emplois d’avenir. Quant aux difficultés, personne n’a sous-estimé le fait que la gauche est arrivée dans des conditions politiques dégradées, avec un bilan de la droite assez désastreux. Les problèmes ne disparaissent pas comme par magie en quelques mois.

Votre parti, le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement, a des divergences avec le gouvernement. Cela ne pose-t-il pas un problème pour défendre sa politique ?
Il y a eu une divergence sur le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, ndlr). Les parlementaires du MRC ont voté contre car il n’a pas été renégocié même si nous avons pris acte d’un certain nombre d’avancées sur la croissance. Mais le MRC est à disposition du gouvernement dans la majorité pour pousser davantage la réorientation de la construction européenne.

La gauche sera-t-elle unie pour cette législative partielle ?
Pour le moment, j’ai le soutien du PS, du MRC et du PRG. Avec Europe Ecologie-Les Verts, nous discutons. Peut-être qu’ils présenteront un candidat, peut-être pas.

Patrick Devedjian ne fait pas l’unanimité à droite dans les Hauts-de-Seine. La division de l’UMP peut-elle vous aider ?
Nous ne comptons par sur l’aide de la droite pour l’emporter. On va le laisser se dépatouiller dans le bazar qui existe dans les Hauts-de-Seine à droite. C’est sa responsabilité, pas la nôtre.

Bénéficierez-vous du soutien de ministres ?
Oui, je pense qu’on aura le soutien de ministres. Manuel Valls va venir nous aider. Ce ne sera pas le seul.

Battre Patrick Devedjian, ce serait un symbole ?
Evidement, ce serait un symbole. Toute la gauche a intérêt à ce qu’on batte Patrick Devedjian.