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Bel : «Abattre des enfants, c’est le plus grand degré de l’horreur et de l’ignominie»

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François Vignal
Le 19.03.2012 à 14:36
Bel : «Abattre des enfants, c’est le plus grand degré de l’horreur et de l’ignominie»
© AFP

L’émotion est grande après la mort de quatre personnes dont trois enfants, lors d’une fusillade intervenue lundi peu après 8 heures devant un collège-lycée juif de Toulouse. « Le Sénat s’associe à la peine des victimes », réagit le président PS de la Haute assemblée, Jean-Pierre Bel. Le sénateur de l’Ariège se dit « totalement bouleversé ». Réaction.

La fusillade de Toulouse suscite l’émotion. Quelle est votre réaction ?
Je suis bien-sûr totalement bouleversé par ce qu’on apprend. Il s’agit de Toulouse et d’un quartier que je connais très bien. Ça ne peut que renforcer cette émotion. L’horreur de l’acte commis est tout à fait claire pour tout le monde. Abattre des enfants, c’est le plus grand degré de l’horreur et de l’ignominie. Nous sommes tous consternés par cet événement.

Pensez-vous à un acte antisémite ?
Il y a une enquête en cours. Il ne m’appartient pas de donner des éléments dont on ne dispose pas. Néanmoins, s’agissant de cette école juive, on pourrait le penser. Mais il faut laisser les enquêteurs continuer avant de tirer des conclusions, en espérant qu’on puisse mettre rapidement la main sur les auteurs de ce crime atroce.

D’où la suspension de la campagne, annoncé par le porte-parole du PS, Benoît Hamon ?
J’ai pris note. C’est une bonne réaction.

Nicolas Sarkozy s’est rendu tout de suite sur place. François Hollande a annulé ses rendez-vous pour partir aussi à Toulouse. Peut-on y voir un peu une forme de politique de l’émotion ou est-ce normal ?
Il faut se garder de ce genre de considération. C’est le moment de l’émotion, il est normal que la Nation et ses responsables expriment leur considération.

Nicolas Sarkozy a annoncé une minute de silence demain dans les écoles. Même si les travaux parlementaires sont terminés, est-ce que le Sénat peut trouver un moyen de participer à l’hommage ?
Nous allons regarder ça de près. Le Sénat s’associe à la peine des victimes et exprime sa compassion très forte dans ce moment difficile.