Bel : « Une des réponses à la crise peut venir des collectivités »

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AFP
Le 19.09.2012 à 17:51
Bel : « Une des réponses à la crise peut venir des collectivités »
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Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, a affirmé mercredi lors des journées parlementaires du PS qu' « une des réponses à la crise peut venir des collectivités » en plaidant pour « rapprocher le pouvoir du citoyen ».

« Les collectivités, loin de la caricature, ne sont pas des puits sans fond disposés à tous les gaspillages mais, au contraire, synonymes d'innovation, d'audace, de créativité, et, derrière cela, d'activité et de soutien à la croissance », a lancé l'élu de l'Ariège.

Alors que le Sénat prépare sous sa houlette les Etats généraux de la démocratie territoriale, les 4 et 5 octobre à Paris, dans le cadre de la réforme de la décentralisation, M. Bel a déclaré qu'il ne « cessera de plaider pour un pacte de confiance avec les territoires » afin de « permettre aux territoires d'assumer leur destin, rapprocher le pouvoir du citoyen ».

« Nous devons franchir une nouvelle étape de la décentralisation, comme le président de la République s'y est engagé », a-t-il dit sans dévoiler le sujet avant les Etats généraux. Il a juste rappelé que seraient créés un Haut conseil des territoires, des « contrats de gouvernance territoriale », « la clarification des compétences » entre collectivités et une « action sur les normes ».

Il a évoqué l'étroitesse de la majorité de gauche au Sénat. « Avec six voix de majorité, cela signifie pour nous l'obligation de prendre en compte et de faire vivre le pluralisme » et « cette diversité constitue une composante intrinsèque de la majorité sénatoriale », a-t-il souligné.

« Cela peut certes rendre les choses un peu plus compliquées, puisque le groupe socialiste ne peut tout décider seul », a-t-il convenu.

L'adoption des textes sur le Traité européen budgétaire ne pourra intervenir qu'avec les voix de la droite, les sénateurs communistes et la plupart des écologistes ayant annoncé leur refus de le voter.

« Il n'est pas impossible non plus que cette diversité rende service dans tous les défis que nous aurons à relever, en apportant à notre démocratie une respiration, un débat, dont elle a besoin », a dit le président du Sénat.

« Nous avons suffisamment reproché aux précédentes majorités leur approche monolithique des choses pour ne pas, à notre tour, succomber à cette facilité », a-t-il affirmé.