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Besancenot : Valls «est un ministre sarkozyste»

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Zied Ounissi
Le 09.10.2012 à 11:24

Publicsenat.fr VOD

Invité de Public Sénat et de Radio classique ce matin, Olivier Besancenot a réaffirmé sa défiance vis-à-vis du traité du budgétaire européen : « On enregistre des traités (…) toujours plus libéraux, toujours plus pour les banquiers. (…) Cette Europe-là, elle discrédite le projet européen. » L’ex- candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007 a plaidé en faveur  d’une « autre Europe [avec] une assemblée constituante européenne, (…) un salaire minimum européen, (…) des services publics européens. (…) Si on continue dans cette voie, ce qui va se passer sera très grave, car la colère prendra une mauvaise direction. »

A propos des premières mesures prises par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, l’ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) a concédé l’adoption de « mesures symboliques ». Il reste toutefois extrêmement réservé sur l’action menée par celui-ci : « la politique qui est menée est une politique d’alternance libérale. (…) Les marchés financiers n’ont rien à craindre [ils] se portent bien. (…) On parle même de faire un cadeau de 40 milliards d’exonération de cotisations sociales (…) que la majorité de la population s’apprêterait à financer par la CSG. »

Olivier Besancenot, qui fait son retour sur la scène médiatique à l’occasion du vote du traité budgétaire européen, n’a pas manqué de livrer le fond concernant les ministres de l’intérieur et du redressement productif. A propos de Maunel Valls, il a expliqué que « sa politique le [choquait] » et qu’il s’agissait, d’après lui, d’un « ministre sarkozyste ». Enfin, s’agissant d’Arnaud Montebourg, il est parti du principe qu’il était à la tête d’un « ministère inefficace. », considérant que « si le gouvernement [le] voulait on pourrait faire une loi d’interdiction des licenciements (…) en quatre jours (…) [C’est] une question de volonté politique. »