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Le big data débarque en politique

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Sonia Donadey
Le 22.01.2016 à 17:42 - Mise à jour 01.01.1970 à 01:33
Le big data débarque en politique
Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy, François Fillon... La primaire de la droite et du centre voit les candidats se multiplier, et les stratégies s'aiguiser. Dans cette campagne, il sera nécessaire d'aller chercher les électeurs, pour les convaincre, et les pousser à voter. A l'image des dernières campagnes américaines, le Big Data, les données personnelles, sont un levier de choix pour toucher ces votants.

La campagne pour les primaires de la droite et du centre est officiellement ouverte. Les scrutins auront lieu les 20 et 27 novembre prochain. L’occasion de se pencher sur les nouvelles méthodes de campagne, et notamment l’utilisation du big data par les candidats. Mais comment les données sont utilisées par les politiques? Quelles peuvent être les limites de ces méthodes? "La politique c’est net" reçoit cette semaine Eve Zuckerman, responsable de la campagne digitale d’Alain Juppé, qui utilise Nation Builder, un logiciel qui permet de cibler les électeurs.

« Nation Builder est un outil tout en un, explique Eve Zuckerman, responsable de la campagne digitale d’Alain Juppé, qui est utilisé pour cibler les électeurs potentiels. » Géolocalisation des militants, communication, organisation d’évènements, Nation Builder s’occupe de tout.

Déjà utilisé en 2008 par Obama pour sa campagne présidentielle, les politiques français s’emparent à leur tour du big data. Nation Builder n’est pas le seul logiciel de campagne digitale, 50+1, une application pour smartphone, a notamment été utilisé par la gauche lors des dernières élections municipales.

« L’élection se gagne bien sûr sur le terrain, indique Eve Zuckerman, mais Nation Builder permet de mobiliser les électeurs et d’avoir une communication ciblée. » Thomas Vampouille, rédacteur en chef adjoint du site Marianne, également invité de La politique c’est net, pointe les limites de l’utilisation de ces outils. « Les électeurs deviennent des consommateurs, il ne faudrait pas que ces logiciels deviennent des aspirateurs à données. »

Et justement, la question se pose de savoir comment les logiciels récupèrent les données relatives aux électeurs : « La plupart de nos données sont celles fournies par les militants qui souhaitent rejoindre Alain Juppé », souligne Eve Zuckerman. Mais toutes ces méthodes ont un coût mensuel, « à partir de 29 dollars pour une petite campagne », selon Eve Zuckerman. Dans le combat politique, le financement de ces campagnes ciblées sera primordial... La guerre des données est-elle donc déclarée ?