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Boutin annonce les conditions de son ralliement à Sarkozy

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Le 05.12.2011 à 18:38
Boutin annonce les conditions de son ralliement à Sarkozy
© AFP

Candidate assumée de "premier tour" à la présidentielle, Christine Boutin a livré lundi les conditions de son ralliement à Nicolas Sarkozy entre les deux tours du scrutin, voire avant l'élection si la menace du FN est trop élevée.

"Il y a un certain nombre de choses auxquelles je tiens" et "qui feront l'objet d'une négociation (...) que ce soit avant, s'il y a un risque de Front national (au second tour, ndlr), ou que ce soit le soir du premier tour", a déclaré la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), au Press Club, où elle était venue présenter les grandes lignes de son projet.

Christine Boutin, qui "assume être une candidate de premier tour", a cité trois points: une "réflexion pour la mise en place du revenu de base", "l'inscription du mariage, composé d'un homme et d'une femme, dans la Constitution" et l'inscription des racines judéo-chrétiennes de l'Europe dans les futurs traités européens.

"Je ne ferai prendre aucun risque à notre pays" face à la menace que Marine Le Pen soit présente au second tour "et pas la droite classique", a aussi réaffirmé Mme Boutin, qui s'était présentée en 2002 (1,19%), mais avait renoncé en 2007, au nom de la menace frontiste.

Autre difficulté, les 500 parrainages d'élus nécessaires. "Aujourd'hui j'en ai à peu près 150 (promesses), ce qui est très peu", a convenu la présidente du PCD, qui a défendu un "discours de vérité" tout au long de sa conférence de presse.

L'ancienne ministre du Logement (2007-2009) de Nicolas Sarkozy a dénoncé les consignes données il y a une dizaine de jours par le patron de l'UMP, Jean-François Copé, aux élus de son parti pour qu'ils ne parrainent que le chef de l'Etat. Elle a assuré qu'elle saisirait le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel pour dénoncer cette règle des parrainages, prévue par une loi organique de 1976.

Dans son projet, Christine Boutin défend un revenu de base, pour tout citoyen, de 400 euros par mois (200 jusqu'à 18 ans), "substitué à la myriade d'allocations existantes", dont les allocations familiales. Ce revenu, égal pour tous quelles que soient les ressources, serait conditionné à l'accomplissement d'un service national obligatoire, militaire ou civil.

La présidente du PCD se prononce aussi pour la suppression du droit du sol. Elle a expliqué qu'un enfant né en France de parents étrangers, ou dont un seul parent serait français, devra accomplir "une démarche volontaire" pour acquérir la nationalite française.

Christine Boutin a affirmé être "la seule" à vouloir cela, affirmant même, et à tort, que Marine Le Pen "n'a pas du tout proposé la suppression du droit du sol".

Parmi les autres mesures proposées, la création d'un "euro-franc". Cette monnnaie, complémentaire à l'euro, dont l'Etat aurait le monopole de la création, serait réservée à l'achat des "produits courants" pour relancer la consommation intérieure sans endettement.