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Centre de recherche à Florange : «Pérennisation de la sidérurgie» ou «annonce dans le vide» ?

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François Vignal
Le 26.09.2013 à 19:01
Centre de recherche à Florange : «Pérennisation de la sidérurgie» ou «annonce dans le vide» ?
Site de Florange d'ArcelorMittal.
© AFP

L’annonce par François Hollande de la création d’un centre public de recherche sur l’acier est «formidable» selon le sénateur PS de Moselle Jean-Marc Todeschini. Son collègue UMP François Grosdidier dénonce lui «la réconciliation théâtrale entre Hollande et le syndicaliste Edouard Martin».

Le retour de François Hollande à Florange était attendu. S’il a été sifflé à son arrivée, il a aussi été bien reçu par le charismatique leader syndical Edouard Martin. « On ne voulait pas de discours, il est venu avec un acte », s’est félicité le responsable CFDT. François Hollande a annoncé la création d'un centre public de recherche sur l'acier doté de 20 à 50 millions d'euros. « Je suis satisfait dans l'idée qu'enfin, l'Etat et les pouvoirs publics prennent conscience de l'utilité et même de la nécessité de reprendre la main sur les brevets » en matière de sidérurgie avec la création de ce centre, a commenté Philippe Martin.

Bon accueil également de la part du sénateur PS de Moselle, Jean-Marc Todeschini, pour qui l’annonce du Président est « formidable ». Il y voit « la pérennisation de la sidérurgie ». « La visite du Président est là pour bien montrer qu’il faut aller de l’avant », ajoute ce sénateur, fidèle de François Hollande depuis longtemps.

«Le plus gros centre de recherche au monde» déjà dans la région

Un enthousiasme que ne partage pas le sénateur UMP François Grosdidier. « Ridicule. On est vraiment dans la mise en scène totale depuis 15 jours », selon le sénateur de Moselle. La création du centre de recherche « est vraiment une annonce dans le vide » selon François Grosdidier, « une plaisanterie ». Le sénateur UMP souligne qu’il existe déjà Arcellor researsh, « le plus gros centre de recherche au monde » du sidérurgiste, non loin de là, à Maizieres-les-Metz. « Personne ne croira qu’on découvrira mieux dans un centre public doté de 20 millions d’euros que dans un centre privé avec beaucoup plus de moyens et les meilleurs chercheurs ».

Quant au retour du chef de l’Etat à Florange, « c’est la réconciliation théâtrale entre Hollande et Edouard Martin ». Le sénateur UMP évoque même la possibilité du soutien d’Edouard Martin « contre une reconversion politique ». Il ajoute : « Je ne serais pas surpris de voir un jour Edouard Martin apparaître aux élections européennes ou ailleurs ».

Le sénateur non-inscrit Jean-Louis Masson coupe la poire en deux, exprimant une « position beaucoup plus nuancée ». « La gauche a tord d’être super satisfaite et la droite de tout démolir », affirme-t-il. « Je considère que le centre de rechercher public à Florange peut être une bonne chose », car « il sera complémentaire » du centre privé d’ArcellorMittal. Cet ancien directeur du service régional de l’industrie ajoute que « de toute manière, la filière chaude basée sur le minerai étranger ne peut pas avoir d’avenir sur un territoire comme la Lorraine, en raison du coup de transport du minerai. La seule solution d’avenir, c’est une grande aciérie électrique à Florange ou Gandrange ».

 
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