Charasse: « l'ampleur de la claque » dépendra de la participation aux régionales
L'ex-socialiste Michel Charasse a souligné mercredi que les élections locales sont "toujours perdues ou difficiles pour la majorité au pouvoir » et jugé qu'aux prochaines régionales « l'ampleur de la claque » dépendra de la participation au scrutin.
« Les élections locales sont toujours perdues ou difficiles pour le parti et la majorité au pouvoir puisqu'elles catalysent tous les mécontentements », a déclaré M. Charasse qui doit faire son entrée vendredi au Conseil constitutionnel où il a été nommé par Nicolas Sarkozy.
« Y a rien de nouveau, c'est tout le temps comme ça », a-t-il ajouté estimant que les régionales sont « le type même de vote par essence négatif, puisqu'on vote moins en fonction de considérations locales qu'en fonction de considérations nationales qui ne sont pas l'enjeu du scrutin ».
Interrogé sur l'incidence que pourrait avoir « une claque » au gouvernement le 21 mars, M. Charasse a estimé qu' « il faut savoir d'abord quelle est l'ampleur de la claque par rapport au nombre de votants ». « S'il y a 47%-48 % de votants, ça n'a pas la même signification qu'un scrutin présidentiel ou qu'un scrutin législatif », a-t-il dit.
Toutefois « c'est quand même un test auquel le gouvernement aurait tort de ne pas réfléchir ».
Alors que l'opposition dénonce l'implication du chef de l'Etat dans la campagne, M. Charasse a affirmé que Nicolas Sarkozy « est toujours en campagne depuis » qu'il est à l'Elysée et que les régionales n'ont « pas beaucoup changé sa vie, son emploi du temps. »




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