Charon : « Il y en a partout du racisme anti-blanc, dans le 15e, dans le 16e »

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Sandra Cerqueira (images)
Le 30.10.2012 à 10:40

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Après le racisme anti-blanc, les pains au chocolat, Jean-François Copé se fait à nouveau remarquer par ses propos. Il n’a pas exclu d’appeler à manifester contre la politique du gouvernement, s’il est élu président de l’UMP le 18 novembre. « Si vraiment François Hollande (...) persiste dans l'idée de soumettre à nos assemblées des projets de loi qui viendraient soit porter atteinte à l'intérêt supérieur de notre pays, soit déstructurer les piliers qui assurent la cohésion de notre société », il pourrait lancer un tel appel, a affirmé dimanche le secrétaire général de l’UMP lors du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro.

Explication de texte avec le sénateur UMP Pierre Charon, interrogé par Public Sénat : « Si la ligne blanche est franchie, nous aussi on peut appeler à manifester. (…) Quand il n’y a pas de référendum, quand on ne demande pas l’avis des gens et quand on dit je suis là pour 5 ans et j’emmerde tout le monde, il est bien normal qu’on appelle à manifester. C’est ça que ferait Copé. C’est tout », explique le sénateur de Paris, qui soutient Jean-François Copé.

Une des causes possibles de manifestation, « c’est le vote des étrangers (aux élections locales) par exemple », selon l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy. « Si les gens qui sont illégalement à Paris deviennent français par une magie socialiste, donc ont un bulletin de vote, ça nous modifie de 16% notre électorat parisien. Comment voulez-vous que la reconquête (aux municipales puis aux sénatoriales) puisse marcher dans ce cas là ? (…) Cela peut mériter qu’on se fâche un tout petit peu », prévient Pierre Charon.

Il défend la ligne Copé pour la campagne interne à l’UMP, celle d’une droitisation. « Il y en a partout du racisme anti-blanc », assure le sénateur de Paris, prenant pour exemple les bourgeois « 15e et 16e » arrondissements de la capitale. Et ajouter que « Jean-François Copé a raison de dire les choses. Je suis pour la ligne Buisson (ex-conseiller de Nicolas Sarkozy qui a aussi conseillé Copé, ndlr) pour les présidentielle, je suis pour la ligne la Droite forte pour les mouvements, je suis pour la ligne Copé que je soutiens, parce qu’à force d’être frileuse, la droite laisse passer le FN devant elle », fait valoir le sénateur. Il rappelle l’élection présidentielle de 2002, où Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour face à Jacques Chirac. « Si ça se passe avec la gauche, ça va être affreux. Avec Chirac, pas de problème, tout le monde a été républicain », lance-t-il. Manière de dire que ce ne serait pas automatiquement le cas avec la gauche ? Lors des dernières législatives, Jean-François Copé a défendu le « ni, ni », ni FN et ni Front républicain.