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Circulaire Guéant-Bertrand : des résolutions au « cas par cas » qui ne rassurent pas les étudiants étrangers

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Aladine Zaïane
Le 24.11.2011 à 12:47
Circulaire Guéant-Bertrand : des résolutions au « cas par cas » qui ne rassurent pas les étudiants étrangers

Les choses semblaient rentrer dans l’ordre au sujet de la circulaire du 31mai relative à la « maitrise de l’immigration professionnelle », selon un communiqué de presse commun transmis par les responsables d’universités et de grandes écoles. Cette circulaire remettait en cause le droit aux étudiants étrangers diplômés d’un niveau Master de prolonger leur séjour en France pour acquérir une première expérience (article L.311-11 du CESEDA) et c’est un courrier du premier ministre qui a permis « de dissiper les malentendus et les inquiétudes que certaines interprétations et modalités d’application avaient pu faire naître parmi les établissements, les étudiants et diplômés étrangers ainsi qu’auprès des entreprises qui souhaitaient les recruter ».

Dans ce courrier, le premier ministre a rappelé le droit, à savoir que « tous les étudiants étrangers diplômés titulaires au moins d’un diplôme de niveau Master peuvent demander à bénéficier de l’autorisation provisoire de séjour afin d’acquérir en France une première expérience professionnelle, sans que la situation de l’emploi leur soit opposable et sans qu’il y ait lieu, par conséquent, de tenir compte de la liste des métiers « en tension ».

Enfin, cette réunion a mis en exergue « que le processus de résolution des situations individuelles présentées aux préfets était bien engagé et avait produit des premiers résultats importants » affirme le communiqué de presse.

Des conclusions qui ne rassurent pas les étudiants

Si cela rassurer les chefs d’établissements, on ne fait pas entendre le même son de cloche chez la Confédération étudiants (Cé). Le syndicat étudiant voit dans les conclusions de cette réunion un processus de résolutions au « cas par cas » qui maintient la circulaire et pointe une réunion « entre soi » : « C’est quoi cette histoire ? Nous refusons que le ministre reçoive quelques amis et à la fin on vienne nous dire « on a une solution ! ». Mais pour qui ? Pour les étudiants ou les directeurs ? », s’exclame Baki Youssoufou, président de la Cé. « Donc on va avoir d’un côté le préfet de l’Alsace qui va décider d’être plus souple avec certains et de l’autre le préfet de Paris qui sera plus restrictif » poursuit-il. Craignant ainsi, une inégalité territoriale dans l’application de la circulaire.

Un décret daté du 6 Septembre qui pose problème

En parallèle de cette circulaire, c’est un décret daté du 6 Septembre qui inquiète Baki Youssoufou : « Aujourd’hui, on demande aux étudiants étrangers venant pour beaucoup d’Afrique, de de justifier de revenus mensuels compris entre 615 et 770 euros par mois (ce qui représente 500 000 francs CFA), alors que la bourse est de 450 euros à l’échelon le plus élevé. C’est énorme, et un étudiant étranger ne consomment pas forcement plus qu’un français ».

Sur les 300 000 étudiants étrangers, 40% viennent d’Afrique et l’on compte 6000 diplômés étrangers. « Ce n’est pas en virant ces diplômés que l’on améliorera la situation de l’emploi en France » ironise Baki Youssoufou qui annonce la poursuite de la mobilisation.