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Clément Méric : Ayrault veut «tailler en pièces les mouvements néonazis»

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Etienne Baldit
Le 06.06.2013 à 15:48

VIDEO. Au Sénat, le Premier ministre a indiqué avoir chargé Manuel Valls et Christiane Taubira « d’étudier toutes les possibilités qui permettront de tailler en pièce en quelque sorte, de façon démocratique et sur la base du droit les mouvements fascistes et néonazis ».


Clément Méric : Ayrault veut «tailler en pièces... par publicsenat

Interrogé lors des questions d’actualité au gouvernement, le Premier ministre s’est exprimé dans l’hémicycle du Sénat, jeudi après midi, au sujet de l’agression de Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche, en état de mort cérébrale depuis mercredi soir. Face à ce « crime odieux », Jean-Marc Ayrault a affirmé « l’engagement du gouvernement », « total » et « sans faiblesse », à combattre la violence et les groupes d’extrême droite.

Dénonçant les « mouvements racistes, antisémites, xénophobes, homophobes » et « les mouvances d’extrême droite », Jean-Marc Ayrault a déclaré vouloir « trouver des réponses juridiques et politiques pour que ces idées soit combattues, y compris par des moyens de droit ». Il a indiqué avoir chargé les ministres de l’Intérieur, Manuel Valls, et de la Justice, Christiane Taubira, « d’étudier toutes les possibilités qui permettront de tailler en pièce en quelque sorte, de façon démocratique et sur la base du droit, ces mouvements fascistes et néonazis qui font du tort à la République, qui font du tort à la France ».

« C’est d’abord la haine qui inspire » ces mouvances, « ultra-minoritaires, mais [qui] veulent parfois tenir le haut du pavé », a-t-il poursuivi, évoquant des « idéologies qui ont fait tant de mal à la France, tant de mal à la République. Elles n’ont pas totalement disparu, nous le savons ». « En tout moment, en tout instant, nous devons les combattre, et le gouvernement les combattra », a-t-il assuré. « Notre responsabilité, c’est de veiller à ce que ces idées ne prospèrent pas, ne trouvent pas leur place », a-t-il encore estimé, accordant « toute confiance à la direction régionale de la Police Judiciaire dans cette enquête », après quatre interpellations liées à l’agression, dont l’auteur présumé du coup.

Le chef du gouvernement a par ailleurs exprimé sa « solidarité et l’affection la plus totale » à la famille de Clément Méric.