Claude Guéant assume : « Je dis ce que je pense »
Invité de Public Sénat dans l’émission On refait la séance, le ministre de l’Intérieur assume ses dérapages, et déroule son plan d’action face à l’arrivée de migrants à la frontière italienne.
Droit dans ses bottes, telle pourrait être la nouvelle devise de Claude Guéant. « Nous sommes au royaume de la bien-pensance parce qu’exprimer une opinion, exprimer une politique n’est pas un dérapage », martèle-t-il.
« Ecoutez, moi, je dis ce que je pense. Je crois que c’est un défi qui est lancé par le peuple français aujourd’hui au monde politique. Les Français attendent qu’on réponde concrètement aux préoccupations qui sont les leurs. », se défend l’ex-secrétaire général de l’Elysée.
« Un lourd problème à gérer »
A son homologue italien qui a délivré des autorisations de séjour temporaire à des Tunisiens, Claude Guéant réplique que « sur le plan juridique, une autorisation ne suffit pas. Il faut que le détenteur ait des papiers, une résidence et des ressources. »
Au vu du nombre de chômeurs en France, « est-ce que nous avons vraiment besoin d’accueillir des étrangers qui cherchent un emploi ? », se demande-t-il
Sur les 22 000 arrivés à Lampedusa, « 2 700 ont été interpellés en mars à la frontière », a-t-il également précisé.
« Réduire l’immigration légale »
Revenant sur le projet de loi du gouvernement sur l’immigration, il se montre satisfait : « Au stade des commissions, le gouvernement et le Sénat sont devenus très proches ».
Interrogé aussi sur son idée de « réduire l’immigration légale », exprimée dans Le Figaro Magazine du 8 avril, le ministre de l’Intérieur pense qu’« il y a une question d’acceptabilité de la société française, il y a une question d’intégration qui se pose avec acuité. »





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