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Condamnations Air France :« C'est trop » pour Jean-Claude Mailly

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Public Sénat
Le 30.11.2016 à 18:18

Invité de l’émission Sénat 360, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, réagit au jugement du procès de la « chemise arrachée », dénonce le bilan social du quinquennat de François Hollande et confie ses craintes à propos du programme de François Fillon.

Le secrétaire général de FO (Force Ouvrière), Jean-Claude Mailly, n’est pas satisfait du jugement au procès Air-France de la « chemise arrachée » qui a vu la condamnation à 3 à 4 mois de prison avec sursis pour trois anciens salariés, et il le dit : « C’est trop. Même si nous n’avons jamais préconisé ce type de comportement (…) On peut faire un rappel à l’ordre mais de là à les condamner, y compris avec des peines de prisons avec sursis, je trouve que cela fait beaucoup ».

Le syndicaliste a la dent dure vis-à-vis de François Hollande dont il critique vertement son bilan social, qu’il qualifie de « libéral, au sens économique » et son  manque de dialogue : « Les présidents précédents parlaient peut être moins de dialogue social mais en tout cas, il y en avait un peu plus ».

Quant au programme de François Fillon, le secrétaire général de FO, le trouve « très, très, très libéral ». « Sur le plan social, c’est la loi travail puissance 10 » ajoute-t-il.

La proposition du candidat de la droite et du centre à la présidentielle de supprimer 500 000 fonctionnaires « n’est pas réaliste » pour Jean-Claude Mailly qui se demande  « où on va les supprimer ? ».

Alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, semblerait pressenti pour être le premier ministre en cas de victoire de François Fillon, Jean-Claude Mailly ne souhaite pas commenter ce choix. Toutefois, il loue les qualités d’ « homme de dialogue » de l’ancien ministre du travail : « On est en contact régulier avec lui. C’est quelqu’un qui discute. Je rappelle qu’il y a une loi Larcher de 2007 sur le dialogue social. Donc s’il était Premier ministre pour bafouer cette loi, il y aurait une petite contradiction ». Et d’ajouter en souriant : « Mais c’est pas mal président du Sénat. C’et peut être plus confortable que Premier ministre ? ».