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Conférence sur l’environnement : «Ça ressemble beaucoup au Grenelle», selon Fabienne Keller (UMP)

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François Vignal
Le 14.09.2012 à 14:48
Conférence sur l’environnement : «Ça ressemble beaucoup au Grenelle», selon Fabienne Keller (UMP)
Fabienne Keller, sénatrice UMP du Bas-Rhin.
© AFP

Après l’ouverture de la conférence sur l’environnement par François Hollande, la sénatrice UMP Fabienne Keller se dit « très inquiète sur la question de la fiscalité écologique, notamment la contribution énergie-climat ». Elle attend des « actes ».

Vous étiez présente à la conférence sur l’environnement. Etes-vous satisfaite du discours de François Hollande ?
Ce discours est plutôt une déclaration très générale sur l’écologie, le domaine de la biodiversité, la nécessaire sobriété énergétique, l’orientation vers de nouvelles énergies. Au fond, ce sont des déclarations qui ne sont pas différentes de celles de Nicolas Sarkozy. Tout l’enjeu maintenant, c’est l’action concrète sous forme d’une fiscalité écologique, de choix budgétaires et d’actions.

Mais il y a des choses précises sur la création d’une agence de la biodiversité, sur la fermeture de Fessenheim, les objectifs sur l’isolation des logements…
Le Président a été élu dans un accord avec les écologistes, le moins qu’on puisse attendre c’est qu’il confirme son attention sur ces questions. Mais sur la transition écologique, tout le défi, ce sont les actes qu’on attend. L’isolation avait été une priorité dans le Grenelle mais dans la réalité économique, c’est coûteux. Or il n’y pas de précision sauf avec la Banque publique d’investissement qui mettra en place des financements qui seront verdis.

Et sur la fiscalité ?
A titre personnel, je suis très inquiète sur la question de la fiscalité écologique, notamment la contribution énergie-climat qui doit réorienter les modes de consommation, les modes de vie, la question des transports, la question de la production. Et là, il y a peu de faits concrets, à l’exception de la nécessaire amélioration de l’isolation des logements. Mais il ne dit pas comment il fait. La seule chose, c’est de dire qu’il ne veut pas créer de nouvelles fiscalités. Il n’y a pas de piste d’action pour infléchir nos modes de consommation. Dans l’ensemble, ça ressemble beaucoup au Grenelle mais cela manque d’éléments concrets.

Mais après le Grenelle, il y avait eu un recours en arrière ?
Le Grenelle a fixé un cadre. Il y a eu une mise en œuvre de mesures très concrètes puis un renforcement par le grand emprunt. Dans certains domaines, cela a été extrêmement efficace : bonus-malus, nouvelles énergies. Dans d’autres domaines, cela mérite d’être remis sur le métier. Le Grenelle a été une avancé. La question est de l’amplifier.