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Congrès : Larcher demande à Hollande de faire jouer la navette… ou de tout arrêter

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François Vignal
Le 29.03.2016 à 18:48
Congrès : Larcher demande à Hollande de faire jouer la navette… ou de tout arrêter
© AFP / DOMINIQUE FAGET

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a écrit à François Hollande pour lui demander de trancher au plus vite sur la révision constitutionnelle. Il lui demande soit de faire jouer la navette sur l’ensemble du texte, soit de tout arrêter. Sa préférence va à cette seconde option.

On devrait vite être fixé sur le sort de la révision constitutionnelle. Selon nos informations, le président du Sénat, Gérard Larcher, a écrit une lettre à François Hollande pour lui demander de trancher et de prendre une décision rapidement. Après consultation des groupes de la majorité sénatoriale (LR et UDI-UC), ainsi que ceux de l’opposition, deux options en ressortent aujourd'hui, aux yeux de Gérard Larcher : soit retirer l’ensemble de la révision constitutionnelle, synonyme d’enterrement du Congrès, et muscler le texte de lutte contre le terrorisme, en cours d’examen au Sénat ; soit faire fonctionner la navette parlementaire mais sur les deux articles du projet de loi, celui sur l’état d’urgence et celui sur la déchéance, sachant que les sénateurs ne bougeront pas sur l’apatridie. La préférence de Gérard Larcher va plutôt à la première option, celle de tout arrêter.

Gérard Larcher semblait la semaine dernière plus ouvert à la recherche d’un accord, après son entretien avec François Hollande. Comme nous l’avons écrit ce matin, le sénateur LR des Yvelines aurait même pu être d’abord favorable à un Congrès a minima sur l’état d’urgence, qui fait moins polémique. Mais les sénateurs de la majorité se sont durcis. Après les réunions de groupes ce matin, le ton a été donné : le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, comme son homologue de l’Assemblée, Christian Jacob, ne veulent pas entendre parler d’un Congrès sur le seul article 1. Ce sera donc tout… ou rien. François Hollande pourrait s’exprimer vite sur le sujet, peut-être demain. Le chef de l’Etat reçoit mercredi matin le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, puis Gérard Larcher avant de se prononcer.