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Luc Chatel élu président du conseil national des Républicains

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Simon Barbarit
Le 13.02.2016 à 12:43

C’est finalement « l’homme du renouveau » qui a été désigné à la tête du conseil national du Des Républicains, il bat avec 532 voix sa seule concurrente Michèle Alliot Marie, défaite avec 430 voix. Sa  campagne offensive sur les réseaux sociaux n’aura pas suffi.

C’était le duel de la matinée au Conseil national Des Républicains, les deux candidats à la présidence de ce « parlement » du parti, Michèle Alliot Marie et Luc Chatel se sont succédés à la tribune ce matin.

Luc Chatel croyait être le seul en lice jusqu’au 4 février dernier où l’ancienne ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie a annoncé sa candidature. Un retour au premier plan, de la jusqu’à présente discrète eurodéputée européenne.  Elle a misé sur une campagne offensive par les réseaux sociaux via notamment le hashtag #JaiChoisiMAM. Samedi matin,  c’est elle qui  ouvre le bal des discours. Après avoir rendu hommage à « l’autorité sereine » de l’ancien président du Conseil National, Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie a axé son intervention sur l’unité et un contact plus direct avec les militants. Mais surtout, elle a sciemment pris ses distances avec Nicolas Sarkozy et sa ligne droitière tout en lui rappelant au passage que certains de ses proches» la soutienne. « Je suis gaulliste, come l’a très bien dit Henri Guaino hier. Je veux que mes idées soient reconnues comme je veux que les idées de nos amis centristes, libéraux ou radicaux soient reconnues. Je veux garantir la neutralité de notre Conseil national avec une indépendance d’esprit que certains appellent du mauvais caractère ».

Ce fut ensuite le tour de Luc Chatel, le candidat désigné à l’origine par Nicolas Sarkozy qui  a pour lui de lever l’ambigüité sur une éventuelle participation de sa part à la primaire. « Je ne serai pas candidat » a –t-il rappelé à la tribune. Manière aussi de d’attaquer sa concurrente qui se tâte encore sur ce sujet. S’il n’est pas très élégant de parler de l’âge d’une dame, l’ancien ministre de l’Education évoque  le « renouveau » de sa candidature, lui qui « a été élu à l’Assemblée nationale en 2002, après la création de l’UMP ». Soit juste après la présidence de Michèle Alliot-Marie au RPR (1999-2002). Il n’est pas non plus « parachuté » mais a gravi « étapes par étapes » les échelons du parti. C’est aussi un homme « d’apaisement et de rassemblement » comme assure-t-il, il l’a démontré lors de son intérim à la tête du parti en 2014.

Luc Chatel, le nouveau président du Conseil National devra peut être aussi assurer un autre intérim dans quelques mois, si Nicolas Sarkozy est élu à la primaire.