×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Copé annonce officiellement sa candidature à la présidence de l'UMP

+A -A
Le 26.08.2012 à 14:08
Copé annonce officiellement sa candidature à la présidence de l'UMP

Jean-François Copé a annoncé officiellement dimanche, lors d'un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), sa candidature au poste de président de l'UMP, dont l'élection par les militants aura lieu les 18 et 25 novembre.

"Pour qu'une vague bleue" aux municipales de 2014 "vienne effacer les dernières défaites aux élections locales, j'ai d'abord besoin de vous les militants de l'UMP, sur le terrain (...). Je vous l'annonce: aujourd'hui, je suis candidat à la présidence de l'UMP", a déclaré le secrétaire général de l'UMP devant plus de 2.000 de ses partisans qui ont scandé "Copé, Copé" et "Copé président !"

"Vous avec lesquels je me suis engagé à 1.000% sans ménager ma peine pour Nicolas Sarkozy (...). Vous qui ne décidez pas de vos convictions en fonction des sondages", a-t-il ajouté dans une allusion à son rival François Fillon, favori des sondages réalisés auprès des seuls sympathisants UMP.

En annonçant sa candidature il a déclaré vouloir incarner la "droite décomplexée", à savoir une "droite républicaine, moderne et luttant contre le politiquement correct".

"La droite que j'aime, c'est d'abord une droite républicaine (...). Mais il n'y aura pas de refondation républicaine sans refondation de l'école", a lancé le secrétaire général de l'UMP lors d'un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) en plaidant notamment pour un examen d'entrée en 6e, l'autonomie des chefs d'établissement, l'apprentissage dès 14 ans et un service civique obligatoire, une proposition que lui avait refusée son rival François Fillon quand il était Premier ministre.

En partisan d'une droite "moderne", M. Copé veut "un droit du travail modernisé", "une lutte résolue contre l'assistanat", la fin "une bonne fois pour toutes" des 35 heures... "Comme je l'avais proposé dans le projet de l'UMP, que nous avons adopté ensemble il y a un an", a-t-il lâché en direction de M. Fillon, qui vient de reprendre cette proposition dans son projet pour l'UMP.

Il veut aussi une droite "totalement libérée du politiquement correct, cet ordre établi, imposé par la gauche bien-pensante pour faire taire la réalité du terrain". "Il est hors de question que j'appelle à voter pour un Parti socialiste qui s'allie sans scrupules à une extrême gauche qui n'a rien à envier à l'extrême droite", a-t-il martelé alors que M. Fillon n'a jamais été un fervent partisan du ni-ni.

"Je le dis haut et fort: je suis pour une laïcité positive", a-t-il affirmé en reprenant une expression un temps chère à Nicolas Sarkozy. "Une laïcité qui respecte la liberté de croire et de pratiquer. Qui regarde avec bienveillance les croyants" mais "intraitable face aux intégristes qui testent la République".

"Cette droite républicaine, moderne et luttant contre le politiquement correct, c'est ce que j'appelle la droite décomplexée. C'est une droite qui refuse de se taire ou de rester sourde aux appels à l'aide de nos compatriotes. C'est une droite qui sait être à la fois gaulliste, humaniste, moderne, forte, populaire, sociale", a-t-il dit en allusion aux différentes sensibilités de l'UMP.

Le député-maire de Meaux, qui dirige le parti depuis que Nicolas Sarkozy, le dernier président en titre de l'UMP, lui en a confié les rênes en novembre 2010, entend être "candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité" mais aussi pour "conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n'a pas froid aux yeux, qui est sans concession, ni complaisance". "En un mot, une opposition tonique", a-t-il précisé.

"Je suis candidat pour vous emmener vers la victoire en 2014" aux municipales, a-t-il insisté comme pour mieux se démarquer de François Fillon. Répondant directement à l'ancien Premier ministre, il a lâché: "Le congrès de l'UMP n'a rien à voir avec +une primaire avant l'heure+. On ne va pas demander aux adhérents de l'UMP de choisir aujourd'hui leur candidat pour 2017. Cela n'aurait vraiment aucun sens".

"Et ceux qui vous disent le contraire vont un peu vite en besogne. Ils donnent le sentiment de considérer qu'un sondage vaut résultat électoral. Les choses en politique sont tellement plus complexes", a prévenu M. Copé, qui entend mener une campagne tambour battant dans les trois prochains mois, avec des déplacements quasi quotidiens.

"Je suis joueur d'échecs. Je sais qu'il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires !", a-t-il encore averti.