×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Pour Copé, le rapport Cour des comptes est « un quitus de la bonne gestion » sous Sarkozy

+A -A
Le 02.07.2012 à 18:39
Pour Copé, le rapport Cour des comptes est « un quitus de la bonne gestion » sous Sarkozy
© AFP

 

Le patron de l'UMP Jean-François Copé a estimé que la Cour des comptes avait donné lundi, de manière « très claire », « un quitus de la bonne gestion » des finances publiques lors du quinquennat Sarkozy, et que « le mythe de l'ardoise cachée » brandi par la gauche est désormais « cassé ».

« Depuis cinq ans la gauche a essayé en permanence de dire que tout était de la faute de Nicolas Sarkozy, de notre gouvernement, et de notre majorité. Or (...) la Cour des comptes, autorité indépendante, présidée par Didier Migaud, ancien parlementaire socialiste, vient de casser le mythe de l'ardoise cachée », a déclaré le secrétaire général de l'UMP lors d'une conférence de presse.

Selon lui, le message contenu dans l'audit publié lundi par la juridiction financière est « très clair: c'est un quitus de la bonne gestion de la majorité précédente et c'est, d'autre part, une incitation, pour ne pas dire une injonction, au nouveau gouvernement de poursuivre la baisse des déficits et de le faire, non pas par des augmentations d'impôts, mais par des baisses de dépenses publiques ».

Le député-maire de Meaux a qualifié d' « injonctions outrancières et caricaturales » les vives critiques du ministre de l'Economie Pierre Moscovici selon lequel la droite n'a « rien foutu » pour réduire les déficits en 2012.

M. Copé s'en est aussi pris au projet de loi de finances rectificative que le gouvernement doit présenter mercredi en conseil des ministres.

« Les socialistes en réalité dans ce collectif fiscal n'inventent absolument rien de nouveau, ils ne font que casser ce qui a été fait; supprimer la détaxation des heures supplémentaires, supprimer, et c'est (...) une faute majeure, la fiscalité anti-délocalisations qui allait alléger le coût du travail ou bien encore augmenter le barème de l'ISF », a énuméré M. Copé.

« Dans tous ces domaines, il n'y a pas une initiative nouvelle », a-t-il asséné. « Mais enfin, puisqu'il est décidé de supprimer ce que nous avons fait, ça veut dire qu'à compter de cette semaine l'argument de l'héritage ne pourra plus fonctionner. »

 Dans son rapport remis lundi matin au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, la Cour des comptes estime que l'effort budgétaire pour respecter les engagements internationaux de la France en 2012 devrait nécessiter entre 6 et 10 milliards de mesures nouvelles. La Cour considère en revanche que les « menaces de dépassements » budgétaires pour 2012 -l'héritage de la gestion du gouvernement Fillon- sont d'une « ampleur réduite », comprise entre 1,2 et 2 milliards d'euros.