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Crise agricole : « Il faudra que le consommateur accepte de payer un tout petit peu plus cher » selon Guillaume Garot

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Le 03.03.2016 à 11:03

Le député PS de la Mayenne, Guillaume Garot, était l’invité du plateau de Territoires d’Infos jeudi matin sur Public Sénat et Sud Radio, depuis le Salon de l’agriculture. L’ancien ministre délégué à l’Agroalimentaire du gouvernement Ayrault a appelé à sortir de la « course aux prix bas » dans l’industrie agroalimentaire.

« Il faudra sans doute que le consommateur accepte aussi de payer un tout petit peu plus cher, quelques centimes de plus, les produits qu’il a dans son assiette, pour être garanti de la qualité mais aussi permettre à ceux qui produisent l’alimentation, les agriculteurs, nos producteurs mais aussi nos entreprises » de vivre correctement, a-t-il affirmé. Il faut « qu’on prenne conscience qu’on ne peut pas être dans une course aux prix bas. Cette course aux prix bas, c’est le prix qui tue l’emploi, qui tue nos territoires, qui fragilise nos producteurs et nos entreprises de l’alimentation. Il faut sortir de cette logique » affirme Guillaume Garot.

« Je voudrais que l’Europe reconnaisse qu’il y a une crise agricole » ajoute le député, appelant à « une régulation » face à la « crise de surproduction ». « Depuis la fin des quotas laitiers, on a laissé les pays qui le souhaitent produire tant et plus », pointe-il. « Il faut maîtriser notre production. Ça veut dire réduire nos volumes de production sur certaines filières », dit l’ancien ministre.

« Aujourd’hui, je doute qu’on puisse refaire à l’identique ce qu’étaient les quotas laitiers, supprimés en 2008. Simplement nous avons des outils d’intervention comme le prix d’intervention pour le lait, le prix plancher auquel on paye la poudre de lait. (…) Il faut relever ce prix d’intervention. Il faut mettre aussi des mécanismes d’alerte pour anticiper les crises de surproduction », selon Guillaume Garot.