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Crise grecque: Peillon (PS) préconise une annulation de la dette d'Athènes

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Par Public Sénat
Le 13.02.2012 à 11:59

« Il faut annuler la dette de la Grèce. Sinon, cela nous coûtera encore beaucoup plus cher », a déclaré le responsable chargé des questions d'Education pour le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande.

« La Grèce c'est 1%, 1,5% du PIB européen et l'Europe est incapable de résoudre ce problème depuis le début », a-t-il déploré.

« Il y a un an, cela nous aurait coûté 100 milliards (d'euros), ça va coûter 200 milliards », a-t-il ajouté.  Selon lui, « on (en Europe) est toujours en retard et on fait toujours trop peu ».

Tant qu'il n'y aura pas de « solidarité » européenne, les « prêteurs privés » notamment ne considéreront pas l'Europe comme fiable et continueront de spéculer.

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, s'en est prise pour sa part sur France Inter à la « lâcheté » des institutions européennes face à la crise en Grèce.

« Il y a une lâcheté des institutions européennes par rapport à ce qui est en train de se passer en Grèce », a-t-elle dit.

« Ca flambe à Athènes. Où est M. (José Manuel) Barroso? L'ultra-libéral que  les dirigeants ont remis à la tête de la Commission? Ca été une très grave erreur. Où est le Conseil des ministres? Que fait le parlement européen ? », a demandé Mme Royal.

Le peuple grec va se voir imposer un « nouveau plan d'austérité qui va encore aggraver la récession économique et personne ne dit rien au niveau des institutions européennes », a-t-elle poursuivi.

On diminue de « 20% le Smic, a affirmé Mme Royal. Et à aucun moment, il n'est demandé à la Grèce par exemple de lutter contre la fraude fiscale qui atteint des sommets vertigineux de la part des grandes fortunes ».

« Pourquoi le salaire de M. Barroso ne baisse-t-il pas aussi de 20?% », a demandé la responsable socialiste.

Ce matin de nombreux hommes et femmes politiques se sont exprimés en France au sujet de la situation de la Grèce :

« C'est surtout pas ce qu'il faut faire »

- Manuel Valls, directeur de la communication du candidat PS Hollande, sur Europe 1: « Aggraver la situation en contractant une économie déjà en récession, c'est surtout pas ce qu'il faut faire. C'est pour cela que François Hollande propose de renégocier le traité européen pour plus de croissance et d'emplois ».

« Il faudra que l'Allemagne, que la France acceptent de faire leur mea culpa »

- Dominique de Villepin, candidat République solidaire à l'Elysée, sur France Info: « Je crois que l'Europe, à travers la France et l'Allemagne, n'a pas trouvé le point d'équilibre qui permet à une politique d'être à la fois efficace et en même temps supportable par les populations ». « Il faudra que l'Allemagne, que la France acceptent de faire leur mea culpa ». « Nous, nous imposons une potion de cheval sans résultat ». « Il faut trouver un point d'équilibre entre la croissance et la rigueur ».

« C'est d'abord tout en haut de l'échelle qu'il faudrait regarder et pas dans la rue »

- Dominique Voynet, porte-parole d'Eva Joly (EELV) sur Europe 1: « Oui je comprends la colère des Grecs qui ont le sentiment de faire des efforts sans que leur pays ne sorte la tête de l'eau ». « On doit en demander plus à ceux qui, depuis des années et des années, trichent. La fraude fiscale et l'évasion des capitaux sont des sports nationaux et c'est d'abord tout en haut de l'échelle qu'il faudrait regarder et pas dans la rue ».

«Le peuple grec a été écarté de toutes les décisions»

- Ségolène Royal, présidente PS de POitou-Charentes, sur France inter: « La dégénérescence de la démocratie aujourd'hui explique une grande partie des crises que nous subissons non seulement en France, en Europe... Regardez ce qui se passe en Grèce. Cette dramatique façon dont le peuple grec a été écarté de toutes les décisions. La façon dont il subit aujourd'hui les décisions de l'élite politique et financière. La révolte qui est la sienne. C'est le signe que l'Europe n'a pas suffisamment tenu compte de l'opinion populaire et c'est vrai dans chacun de nos pays ».