×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

CSG : « Rien n’est fait », selon Cahuzac

+A -A
Zied Ounissi
Le 04.10.2012 à 12:42

Publicsenat.fr VOD

© Public Sénat

En écho à la déclaration de Pierre Moscovici sur l’antenne de France Inter, le ministre des finances, Jérôme Cahuzac, a  réfuté ce matin, sur le plateau de Public Sénat et de Radio classique, le projet de transfert d’une partie des charges patronales vers la CSG, révélé par Le Monde dans son édition du jeudi 4 octobre.

Le quotidien du soir affirmait en effet que le gouvernement réfléchissait actuellement à un projet de loi sur la « compétitivité des entreprises », dont un des principaux corollaires serait un « allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros » au bénéfice des entreprises. Pour arriver à ces 40 milliards d'euros, le gouvernement pourrait décider « le basculement de cotisations employeurs sur un impôt large », « la contribution sociale généralisée (CSG) ».

Jérôme Cahuzac a indiqué qu’il « ne confirmerait ni n’infirmerait quoi que ce soit car rien n’est décidé dans un sens ou dans l’autre. ». Le ministre des finances a par ailleurs déclaré que le gouvernement attendait la remise d’un rapport sur la compétitivité par M. Louis Gallois, le 5 novembre, pour présenter ses mesures.

A propos du projet de loi de finance, le ministre des finances a relayé les propos tenus par le Premier ministre sur France 2 le 23 septembre dans l’émission des Paroles et des Actes. Il a ainsi affirmé qu’à l’occasion du Projet de Loi de Finance «  neuf Français sur dix ne seront pas touchés. (…) Une grande partie des classes moyennes va y gagner ». Il a d’autre part expliqué que le gouvernement avait pour projet de revenir sur « [le gel du barème de l’impôt sur le revenu] pour les foyers les plus modestes, ce qui veut dire que 7,5 millions de foyers fiscaux soit ne payeront pas d’impôts soit payeront moins d’impôts. ».

En ce qui concerne la réduction des déficits publics, le ministre s’est montré rassurant, considérant que « [le] projet de budget (…) permettra à la France de réduire son déficit l’année prochaine de 4,5% à 3%. (…) les marchés (…) ont confirmé la confiance qu’ils [ont] en notre pays (..) quand nous avons des fonds à lever. »

Il s’est enfin montré particulièrement incisif à l’endroit de Jean-Luc Mélenchon, qui, quelques jours plus tôt, avait qualifié le premier ministre de « problème pour le pays » : « Mélenchon est à gauche ce que Marine Le Pen est à droite (…) Marine Le Pen (…) veut faire exploser l’UMP et récupérer une partie de son électorat, chacun sait bien que la stratégie de Mélenchon est de tuer le Parti Socialiste (…) et de récupérer son électorat. Nous n’attendons rien de bon de Jean-Luc Mélenchon dans la période à venir» a-t-il affirmé.