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Décentralisation : «Une immense déception», selon l’UMP Philippe Dallier

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Le 05.10.2012 à 14:49

François Hollande a donné les grandes lignes de la prochaine loi de décentralisation. A gauche, comme à droite, on réagit. François Zocchetto, président de l'Union centriste et républicaine au Sénat, estime que « tout était déjà écrit. Dès lors, je m'interroge sur la sincérité et même l'utilité de cette concertation. » Au sujet de la création du Haut Conseil aux territoires, « alors que François Hollande reconnaît la complexité du millefeuille administratif et déclare sa clarification nécessaire, il propose d'en rajouter encore une couche! » Selon Yves Pozzo di Borgo, sénateur Nouveau centre, le discours n’a pas « eu un mot sur la dimension de Ville monde du Grand Paris. Il oublie que nous jouons dans la cour des grands, avec New York, Londres, Tokyo et Shanghai. C'est une vision étriquée, provinciale, de l'aménagement du territoire. C'est le sous-préfet aux champs! ».   

A droite, Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice affirme qu’« en supprimant le conseiller territorial, en poussant les régions qui sont, comme par hasard, les collectivités territoriales détenues en grande majorité par la gauche, je constate avec tristesse que François Hollande veut servir les intérêts du PS ». Quant à Philippe Dallier, sénateur UMP, il y voit « une immense déception », car il n'y a « aucune volonté de simplification sur le nombre d'échelons », ni « de remise en cause de la clause de compétence générale ».

A gauche, pour Claudy Lebreton, président PS de l'Assemblée des départements de France, « on retiendra l'idée selon laquelle le nombre d'échelons institutionnels n'est pas en cause, la priorité devant être l'amélioration de la répartition des compétences et de l'efficacité de la gouvernance locale ».

Selon Alain Rousset, président PS de l'Association des régions de France, « en clarifiant, on va au bout des compétences, la région va » s'occuper du « monde de la formation, du monde de l'entreprise, on est dans quelque chose de pertinent et d'efficace ».

François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat, salue lui « l'annonce d'un Pacte de confiance et de responsabilité entre l'Etat et les collectivités locales, qui permettra aux élus locaux de jouer pleinement leur rôle de remparts contre la crise et de leviers pour la croissance ». Quant au boycott décidé par l'UMP, c’est une « petite manoeuvre politicienne pas à la hauteur des enjeux de la démocratie territoriale ».

Selon Bruno Le Roux, son homologue de l'Assemblée nationale, « le nouvel acte de la décentralisation est un levier essentiel du redressement du pays. A force d'ajouts sans cohérence, notre système territorial et administratif avait perdu sa lisibilité depuis le grand bond en avant des lois Defferre. »