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Déchéance: «C’est Vichy, c’est Pétain» «et c’est mon grand-père déchu de sa nationalité» raconte Renaud Muselier

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Public Sénat
Le 09.02.2016 à 10:44

Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le député européen (LR) Renaud Muselier a pris fait et cause contre la révision constitutionnelle et pour cause : son grand père a été déchu de la nationalité française.

« Il ne faut pas toucher à la Constitution », « personne n’est plus d’accord et on ne sait pas où on va ». Au lendemain du vote à l’Assemblée nationale sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence Renaud Muselier n’a pas caché son inquiétude concernant une éventuelle révision de la constitution.

Sur la déchéance de la nationalité, le premier vice-président (LR) de la région PACA avoue que « si sur un plan symbolique », il était plutôt favorable au départ, « aujourd’hui ça donne quand même raison aux terroristes ». C’est ensuite le moment pour l’ancien secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de sortir le fac-similé du Journal Officiel du 2 févier 1941 qui acte la déchéance de la nationalité française de son grand-père, l’amiral Muselier « compagnon de la Libération, qui a donné la croix de Lorraine à la France Libre ».

Prenant exemple sur son histoire familiale, le député européen imagine le scénario suivant « Imaginez, on touche la Constitution, Marine Le Pen est après présidente de la République (….) Alors on ne peut plus dissoudre, on est en permanence dans une situation de conflit, et il y a une atteinte à nos libertés ».

Renaud Muselier, soutien de Nicolas Sarkozy en vue des primaires de droite, reconnait  que sur ce sujet là en tout cas « il n’est pas toujours d’accord avec tout ce qu'il dit ». Pour conclure, il demande à François Hollande « de ne pas faire la révision constitutionnelle » et de toute façon le président de la République « n'aura pas la majorité des trois cinquièmes » assure-t-il.