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Déchéance : le texte voté par le Sénat « n’a aucun sens » selon Jean-Christophe Lagarde, qui demande de « revenir à la raison »

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F.V.
Le 22.03.2016 à 10:37

« Léger » désaccord à l’UDI. Le président de la formation centriste, Jean-Christophe Lagarde, était l’invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio ce mardi matin. Interrogé sur la révision constitutionnelle et la version votée par la Haute assemblée, le député a dénoncé le choix de la majorité sénatoriale de droite et du centre de limiter la déchéance de nationalité aux seuls terroristes binationaux.

« Pour moi, il n’est pas question de voter ce que s’apprête à faire le Sénat car on ne peut pas faire de distinction entre les criminels selon leur nationalité. Quand on doit juger quelqu’un, c’est en fonction de son crime et pas de ses parents. Si vous avez des parents étrangers, vous avez peut-être la double nationalité et votre crime serait peut-être différent du fait de n’avoir que des parents Français, ça n’a aucun sens. Je ne veux pas d’inégalité entre les Français. Un criminel terroriste doit être sanctionné selon son crime  et pas selon son origine » affirme Jean-Christophe Lagarde.

Le président de l’UDI s’oppose donc totalement au vote de la majorité des sénateurs UDI. 36 des 42 sénateurs du groupe UDI-UC, dont le président du groupe François Zocchetto et l’ancien ministre de la Justice Michel Mercier, ont en effet voté pour l’article 2 sur la déchéance, tel que modifié par le Sénat.

Mais Jean-Christophe Lagarde emploie le même argument que le PS : avec la version votée par le Sénat, Salah Abdeslam, mononational français, ne pourrait être déchu. « On le voit avec Salah Abdeslam. Parce qu’il est uniquement Français, il ne pourrait pas être déchu de sa nationalité ? S’il avait eu des parents marocains, à ce moment là, il pouvait l’être. C’est parfaitement ridicule. Je souhaite que soit on revient à la raison ou malheureusement on abandonne l’article 2 » sur la déchéance, affirme le président de l’UDI, qui souhaite qu’on « sécurise au minimum l’article 1 (sur l’état d’urgence) qui n’est pas inutile et pas symbolique ».