Back to Top
×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Didier Guillaume : « Je propose le report d’un an des élections régionales et départementales »

+A -A
François Vignal
Le 30.04.2014 à 11:09
Didier Guillaume : « Je propose le report d’un an des élections régionales et départementales »
Didier Guillaume, président du groupe PS du Sénat, sénateur de la Drôme.
© AFP

Le président du groupe PS du Sénat, Didier Guillaume, souhaite le report des élections territoriales à 2016 « pour nous laisser le temps d’aborder la fusion des régions et la réorganisation des départements ». S’« il faut innover », dit-il, « ce n’est pas de Paris qu’il faut créer la nouvelle carte ».

Manuel Valls n’a pas exclu ce matin sur France Inter un report des élections régionales et départementales, initialement prévue en 2015. « Nous verrons bien. Si certains le demandent, nous pourrons examiner cette proposition », a affirmé le premier ministre. Y êtes-vous favorable ?
Manuel Valls a affirmé ce matin sur France Inter qu’il fallait clarifier les choses. Si on veut aller aux  élections régionales et départementales dans la clarté, alors je propose qu’on mette sur la table le report d’un an des régionales et des départementales en 2016 pour nous laisser le temps d’aborder cette nouvelle phase de la décentralisation, cette nouvelle configuration de l’architecture territoriale, la fusion des régions et la réorganisation des départements.

Je ne vois pas comment on peut aller à une élection sans savoir ce qu’il se passera aux régionales et aux départementales. Il faut laisser du temps. Le premier ministre a dit qu’il voulait réhabiliter le Parlement. C’est l’occasion de le faire. Ce sera gagnant pour tout le monde. Il faut une concertation nationale. On a 18 mois pour inventer la nouvelle architecture.

Manuel Valls souhaite accélérer la mise en œuvre de sa réforme territoriale. Elle n’est pourtant pas bien accueillie partout…
On donne le top départ de la réforme. Le texte Lebranchu va arriver au Parlement et après, il faut amplifier. Je ne souhaite pas qu’on soit dans le camp des conservateurs mais dans le camp des novateurs. Il faut innover, ne pas être frileux et ne pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas de Paris qu’il  faut créer la nouvelle carte.

Mais il y a déjà des freins, notamment sur la suppression des départements…
Des freins, il y en a partout. La suppression des départements, ça ne veut rien dire. Pour les conseils généraux qui sont en ville ou dans les zones urbaines, c’est évident. Mais on ne peut pas supprimer les conseils généraux en zones rurales. Si les conseils ancienne formule sont supprimés, il faudra inventer une structure ou une fédération d’intercommunalité pour faire de la péréquation financière et de la solidarité territoriale. Il faut que les petites communes soient aidées. Le groupe PS fera des propositions.