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Les e-pharmacies en question au Sénat

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Aïda Kergroach
Le 12.01.2011 à 17:02

50% de médicaments vendus sur le Net sont contrefaits. Les Français ont été 6,9 millions à acheter pour 1 milliard d'euros de médicaments frelatés. L’information provient du Forum sur la gouvernance d'Internet, édition 2010. Le constat est sans appel : la  contrefaçon progresse sur internet. Les cybers-acheteurs interrogés, eux, mettent en avant le gain de temps,  la facilité, l’économie et la confidentialité. Pourtant, vendus illégalement, les médicaments sont un réel danger pour la santé : principe actif du médicament trop fort ou trop faible, parfois nocif, voire inexistant.

Ce mardi, les Questions cribles du Sénat portaient sur le trafic de médicaments. Deux grandes questions sont sorties du lot : le trafic de médicaments vers les pays en voie de développement et la question de la contrefaçon sur Internet. Gilbert Barbier, sénateur (RDSE) de la Drôme est revenu sur cette dernière en interpellant Nora Berra, secrétaire d’état chargée de la santé, sur les e-pharmacies. Même si la France est relativement épargnée du fait de sa législation et de son système de remboursement des médicaments, la question de l’encadrement des sites de ventes de médicaments en ligne est de plus en plus pressante. L’enjeu consiste à encadrer le contenu des sites internet des pharmacies pour réduire les risques sanitaires liés aux faux médicaments. Les stimulants sexuels type Viagra, les somnifères, les pilules amaigrissantes sont les médicaments les plus prisés sur internet, et les plus contrefaits…  Les sites des officines pourraient être chapeautés par le portail de l’Ordre des Pharmaciens : une solution pour être certain que l’internaute soit redirigé vers une e-pharmacie légale.  A l’époque, Roselyne Bachelot ex-ministre de la santé, s’était déjà penchée sur la question. Gilbert Barbier demandait au gouvernement, ce mardi, d’informer le Sénat sur les avancées du groupe de travail.