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Ecoles insalubres : Jean-Claude Gaudin dénonce «la description apocalyptique» faite par Libération

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Simon Barbarit (images Faustine Saint-Geniès)
Le 02.02.2016 à 11:53

Alors que le journal Libération fait sa Une sur l’insalubrité de certaines écoles maternelles et primaires de Marseille, son maire Jean-Claude Gaudin y dénonce « une description apocalyptique et très exagérée ».

C’est un coup de gueule des enseignants et des parents d’élèves de  Marseille que relaye le journal Libération ce mardi, dans un dossier de 4 pages et une Une intitulée « Marseille : la honte de la République », les journalistes y décrivent photos à l’appui, la vétusté, le manque de moyens et la dangerosité (présence d’amiante dans les dalles du sol) de certains établissements scolaires de la ville. Les témoignages y pointent directement la responsabilité de la municipalité. Interrogé par publicsenat.fr, le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin commence par énoncer les chiffres de son budget en faveur des écoles : « Vous avez à Marseille 444 écoles maternelles et primaires. 74 000 enfants qui y sont scolarisés. Dans l’année 2015, nous avons dépensé en travaux ou en construction 31 millions d’euros. Depuis que je suis maire (en1995), le budget de l’éducation nationale dans les constructions et dans les travaux représentent 550 millions d’euros. Et Jean Claude Gaudin se défend également de toute inaction : «  sur les dépenses de 2015, c’est près de 3 000 interventions dans les écoles, dès qu’on nous signale que quelque chose ne va pas, bien entendu, nous nous y intéressons ».

Puis le sénateur LR, vice-président du Sénat éclaire sur les raisons de certains dysfonctionnements. Sa municipalité ne peut pas tout, si certains établissements sont dégradés, c’est aussi à cause « du vandalisme, « des incendies volontaires ». « Vous avez aussi les coups de Kalachnikov ». Et dans ces cas là, Jean-Claude Gaudin l’assure : « immédiatement, nous faisons des travaux, qui représentent quelquefois 200 000 euros et même 300 000 euros ».

Alors qu’un encadré de Libération détaille des cantines saturées dans certaines écoles. Le maire de Marseille s’étonne lui qu’on ne parle pas de « la générosité » de ses administrés. « 52 000 enfants mangent à la cantine tous les jours. Prix du repas : 3 euros  47. 20 000 gosses ont un tarif réduit. 1500 gosses ne payent rien du tout car on nous a signalé la difficulté des familles. Coût pour la ville de Marseille ? Et pour les contribuables ? 9 euros par enfant ».

Jean-Claude Gaudin insiste aussi sur les dépenses de sa ville depuis la mise en place des rythmes scolaires : « plus de 22 millions d’euros ».

Enfin, il déplore la méthode des journalistes de Libération. Même s’il concède « qu’il peut y avoir ici ou là, des travaux encore à effectuer ». « On les fera rapidement» assure-t-il. « Mais, il est très facile de prendre, dans une ou deux ou trois écoles sur 444, ce qui ne va pas et de le mentionner de manière extraordinaire. Encore une fois c’est très excessif par rapport à la réalité des choses ».

Le vice-président du Sénat précise aussi « que personne n’est venu le voir » avant la publication de ce dossier. Peut être qu’à Libération on se souvient de ces propos de 2007 où il décrivait les journalistes du quotidien comme portant  des « pull-over serpillières », et arborant « cheveux longs » et « ongles sales ».