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Edouard Philippe : « Le débat public sature de la déchéance de nationalité »

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Par Public Sénat
Le 02.02.2016 à 11:16

Invité de Territoires d’Infos mardi matin, le député-maire Les Républicains du Havre, Edouard Philippe, a dénoncé la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande. « Le grand n’importe quoi continue » dénonce ce proche d’Alain Juppé. « On tombe dans un piège désespérant. On passe un temps infini à parler de la déchéance de la nationalité et on constitutionnalise l’état d’urgence. Deux sujets qui n’ont aucun intérêt dans la lutte contre le terrorisme » souligne Edouard Philippe. « Depuis décembre, le débat public sature de cette question de la déchéance de la nationalité. C’est absurde ».

« La loi de 1955 modifiée (sur l’état d’urgence, ndlr) a été validée par le Conseil constitutionnel, on peut donc appliquer sans problème les mesures de l’état d’urgence. Pourquoi le mettre dans la Constitution ? Vous ne savez pas, moi non plus. Ça ne se sert à rien » lance le député LR. « C’est un symbole et c’est un mauvais symbole » ajoute-t-il.

« Couche d’hypocrisie à la sauce synthèse »

« Je ne voterai pas ce texte parce qu’il ne sert à rien » rappelle ce juppéiste qui a signé la tribune de vingt parlementaires LR opposés à la réforme. « Et on a ajouté avec la modification récente une couche d’hypocrisie à la sauce synthèse entre les différents courants du PS sur un mauvais projet ».

Edouard Philippe pense même que le Congrès de Versailles, que François Hollande devra convoquer pour faire adopter la réforme de la Constitution à la majorité des 3/5 des parlementaires, pourrait finalement ne pas avoir lieu, faute de majorité. « Je n’ai pas pris mon billet de train pour aller à Versailles. Je ne suis pas sûr que nous irons à Versailles. (…) Je ne sens pas ce dossier avancer sur de bons rails » affirme-t-il.

S’il ne se presse pas pour prendre son billet pour Versailles, ce lieutenant d’Alain Juppé a en revanche pris le temps de lire le livre surprise de Christiane Taubira, « Murmures à la jeunesse ». « Je l’ai lu hier dans le train » dit-il. A-t-il eu le temps de lire celui de Nicolas Sarkozy ? « Non. Il se trouve que celui de Christiane Taubira était rapide à lire et que je l’ai lu d’abord »…