Back to Top
×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Entre Raffarin et Larcher, la bataille pour la présidence du Sénat reste ouverte

+A -A
François Vignal
Le 28.09.2014 à 23:14
Entre Raffarin et Larcher, la bataille pour la présidence du Sénat reste ouverte
© afp

Après la victoire de la droite aux sénatoriales, une autre bataille est déjà dans toutes les têtes à l’UMP : celle pour le plateau. Entre Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, le jeu est très serré. Et un troisième homme, Philippe Marini, vient troubler l’équation, où le « flou » est de mise.

A droite, on a fêté la victoire aux sénatoriales dimanche soir. Les sourires étaient sur les visages. On se prend dans les bras, on s’embrasse, on se prend en photo. Mais déjà, à l’UMP, une autre bataille, celle du plateau, est dans toutes les têtes.

Grand oral devant le groupe mardi

Entre les deux principaux prétendants, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, déjà candidats en 2008, le jeu s’annonce très serré. Tous les sénateurs UMP s’accordent sur un point : « C’est ouvert ». « D’après les informations que j’ai… c’est flou pour tout le monde ! » lance Hervé Maurey, sénateur UDI.

La primaire UMP entre Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher et Philippe Marini a lieu mardi, veille de l’élection du président du Sénat. Le dispositif est particulier : après un déjeuner, chaque prétendant aura 12 minutes pour son grand oral, à 15 heures, devant ses collègues UMP, sans que les deux autres ne puissent l’écouter. Ils devront rester à l’extérieur. « Ils seront peut-être avec un casque, comme dans les jeux télés ! » plaisante Christian Cambon, sénateur UMP du Val-de-Marne.

Les centristes courtisés

Gérard Larcher se présente comme le candidat « 100 % Sénat ». Il imagine une Haute assemblée « d’opposition constructive », sans exclure de discuter avec la gauche. « Celui qui sera désigné devra avoir la confiance de nos amis centristes », prévient le sénateur des Yvelines… Avec 9 sénateurs de plus et un groupe à 40, l’UDI est courtisé. C’est un peu le vainqueur de la soirée.

Jean-Pierre Raffarin, qui a reçu les appels de Nicolas Sarkozy, d’Alain Juppé et François Fillon, veut faire du Sénat « un contre-pouvoir indépendant des partis politiques ». Pour le sénateur de la Vienne, qui soutient aujourd’hui Nicolas Sarkozy, l’objectif est clair : « Il faut pouvoir préparer l’alternative » pour 2017.

« One to one »

Gérard Larcher, comme Jean-Pierre Raffarin, vont continuer de parler à chaque sénateur UMP « en one to one ». Jean-Pierre Raffarin peut se réjouir d’une forme de soutien de Nicolas Sarkozy. Mais pas sûr que cela lui fasse gagner des voix. Beaucoup, au groupe UMP, soulignent que les sénateurs tiennent à leur indépendance et n’aiment pas les pressions. Dans ces conditions, difficile d’y voir clair. Le socialiste Jean-Pierre Sueur s’amuse de la situation : « Il y en a qui disent au deux, « je te soutiens, mais surtout, le dis pas à l’autre »… Ou d’autres qui disent après le vote, « j’ai voté pour toi, tu dois me donner quelque chose » ».

L’équation se résoudra aussi avec le troisième homme, Philippe Marini. A qui prendra-t-il le plus de voix ? Et vers qui ses électeurs se reporteront-ils, dans le cas d’un second ou d’un troisième tour ? En fin de soirée, dimanche, Gérard Larcher se disait « assez tranquille et serein ». Coup de bluff ou réalité ? En 2011, le même, alors président sortant du Sénat, répétait qu’il garderait sa majorité. La gauche l’avait emporté.