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Evasion fiscale : « Les pertes en 2012 étaient comprises entre 60 et 80 milliards d’euros » rappelle Eric Bocquet

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S.B
Le 18.02.2016 à 17:17

Invité de l’émission Sénat 360, le sénateur communiste Eric Bocquet rapporteur d’une commission d’enquête sur l’évasion fiscale, est revenu sur le scandale visant la banque suisse UBS. il met en garde : « les banques françaises ne sont pas plus vertueuses que les autres ».

Alors qu’on apprend que la banque Suisse UBS avait organisé entre 2004 et 2012 tout un système afin de démarcher les riches contribuables français, comme l’actrice Valeria Bruni-Tedeschi et l’ancien footballeur Bixente Lizarazu, les incitant ainsi à pratiquer l’évasion fiscale, Eric Bocquet révèle que les pertes pour l’Etat français « étaient en 2012 comprises entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année. Soit le niveau du déficit français prévu en 2016 ».

Si UBS est poursuivie pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarche illicite, les méthodes de démarchages effectuées par ses chargés de clientèles révélées par le journal Le Monde, n’ont pas surpris Eric Bocquet : « nous avions rencontré les lanceurs d’alertes, Stéphanie Gibaud, Nicolas Forissier, Olivier Forgues qui avaient dès 2009 alerté les autorités de contrôle et de régulation en France sur les pratiques qu’ils avaient découvert au sein de la banque UBS (…) enfin la Justice s’est emparée du dossier quelques années plus tard et il fallait le faire ».

En matière d’évasion fiscale, le sénateur communiste a estimé que les choses étaient en train de bouger en Suisse. « Les banques sont quand même soucieuses de leurs réputations. Il y a deux points faibles pour les banques : le porte monnaie et la réputation ». Pas question non plus pour lui de jeter l’opprobre sur la Suisse et ses établissements bancaires : « les grandes banques françaises ne sont pas plus vertueuses que les autres, elles ont des filiales dans les paradis fiscaux : qu’est qu’on y fait ? » s’interroge –t-il avant de citer « la deuxième banque française » avec « un logo rouge et noir ». « Il y a une filiale de cette banque aux Bermudes qui réalise un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros avec zéro salarié. Qu'est ce que l’administration fiscale fait de cette information ? », questionne-t-il à nouveau avant de demander plus de « transparence ».