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Fabius lit la déclaration de politique générale au Sénat dans une ambiance houleuse

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AFP
Le 03.07.2012 à 17:18
Fabius lit la déclaration de politique générale au Sénat dans une ambiance houleuse
© AFP

Le numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius a lu mardi la déclaration de politique générale du Premier ministre devant le Sénat dans une ambiance particulièrement houleuse pour une Haute Assemblée habituée aux débats feutrés.

"Quelles sont vos solutions ? Ben voyons ! Faut pas exagérer! ça manque de sous!" : le discours lu par le ministre des Affaires étrangères a souvent été ponctué d'interpellations venant des rangs de l'UMP notamment quand il fut question du bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

La sénatrice des Bouches-du Rhône Sophie Joissains particulièrement véhémente a failli provoquer un incident de séance. "Madame, nous avons noté que vous étiez présente", lui a lancé Laurent Fabius, qui a dû s'interrompre à plusieurs reprises pour reprendre la sénatrice.

Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, qui présidait la séance, a également dû intervenir. "Madame, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir" a-t-il tancé   tandis que les sénateurs de la majorité présidentielle commençaient à s'énerver et que certains claquaient leur pupitre, criant "ça suffit, ça suffit".

Un "Taubira, Taubira!" a fusé des rangs de la droite quand la déclaration a abordé le thème d'une "réponse ferme" sur les questions de sécurité et le rappel de la promesse de François Hollande sur le droit de vote des étrangers a été hué.

A chaque protestation de l'opposition ont répondu des applaudissements des élus de gauche.

Seule la dénonciation de la situation en Syrie a recueilli l'accord de l'hémicycle du Palais du Luxembourg où le gouvernement était représenté, outre M. Fabius, par George Pau-Langevin (Réussite éducative) et Hélène Conway (Français de l'étranger).

La déclaration du gouvernement a été saluée par une standing ovation de la majorité suivie aussitôt après par un échange animé entre gauche et droite sur l'organisation des débats.