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Fillon, « favori de qui ? » s’interroge Rachida Dati

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Par Public Sénat
Le 20.09.2012 à 11:24

Invitée ce matin sur Public Sénat et Radio Classique, l’ancienne garde des Sceaux Rachida Dati est revenue sur le duel qui oppose François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP. « Si ça se transforme en guerre, les militants vont nous le faire payer et les électeurs aussi. »

En conflit avec François Fillon depuis plusieurs mois, Rachida Dati n’a pas mâché ses mots sur l’ancien Premier ministre, pourtant favori dans les sondages.  « Favori de qui ? Sur le nombre de parrainages [que François Fillon a reçu], c'est à vérifier, pour le reste les compteurs sont à zéro. La démocratie et la transparence [dans un parti] quand il s'agit de l'élection du chef, c'est toujours très compliqué. »

Attentive au combat des deux chefs, la députée européenne a renvoyé Fillon et Copé dans leurs cordes. « Pour la première fois à l'UMP, les militants sont au cœur du dispositif. (...) Si ça se transforme en guerre, les militants vont nous le faire payer et les électeurs aussi. Ça voudra dire que les prochaines élections, on va les perdre et après, c'est le chaos pour l'UMP. »

Interrogée sur la polémique lancée par le journal Charlie Hebdo, Rachida Dati a souligné que « cette édition est peut-être mal tombée, quoiqu'on en dise (…) Ce n'est pas moi qui vais aller à l'encontre de [la liberté d'expression]. (...) Mais tout le monde est un petit peu gêné.  On peut aussi se poser la question de la responsabilité des auteurs et de l'éditeur sur la publication à ce moment là de ces caricatures. Il faut aussi peser les conséquences. (...) Je pense aussi que Charlie Hebdo, ce n'était pas dans le cadre de la liberté d'expression, ils ont fait un coup éditorial pour ne pas dire un coup marketing. »

L’ancienne ministre est d’ailleurs revenue sur le printemps arabe, mis à mal par la polémique. « On a parlé du printemps arabe et franchement aujourd'hui, ce n'est pas vraiment le printemps ! (...) On a une responsabilité, nous européens, vis-à-vis de ces printemps arabes. Ces soulèvements populaires n'ont pas été l'œuvre d'intégristes ou de fondamentalistes. (...) Ça a été des soulèvements populaires très jeunes. (...) On les a laissés tomber et ils ne se sont pas organisés comme une force politique alternative. Donc, les forces politiques les plus organisées [mouvements intégristes] ont rempli le vide. L'Europe a été absente. Nous ne sommes pas aux côtés de ces peuples arabes pour les soutenir dans le processus de démocratie. »