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Fillon plaide pour la suppression de 500 000 emplois publics

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Julie Torterolo
Le 10.03.2016 à 18:07

François Fillon, candidat à la primaire Les Républicains, a affirmé mercredi son souhait de «  transformer radicalement » le pays devant un grand panel de dirigeants d’entreprises, à la Fondation Concorde. Une réforme profonde passant notamment par la suppression de 500 000 emplois publics ou encore la fin de la durée légale du travail.

Alors que les Français doutent de sa capacité à réformer selon le sondage Ifop Fiducial pour Public Sénat, François Fillon n’a eu de cesse de le répéter lors de ce « grand oral » : «  Il faut transformer radicalement le pays ».  Et de marteler : « Notre pays n'a plus le temps d'attendre, il a besoin d'un choc technique et psychologique pour retrouver confiance en lui-même ». Un cap qui peut faire « peur » mais qui est « la clé d’un changement réussi », insiste le potentiel candidat à la présidentielle 2017.

Parmi ses mesures phares sur lesquelles il travaille depuis deux ans, la réduction de la dépense publique de 110 milliards d’euros en 5 ans. Une économie qui représenterait, selon lui, 500 000 emplois dans « les trois fonctions publiques ». Annonçant ainsi plus de suppressions que son potentiel rival Nicolas Sarkozy, François Fillon s’empresse de préciser que sa méthode serait plus efficace que le rétablissement du principe de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite présenté par l’ancien président.

Le candidat Les Républicains s’est basé pour sa part sur un passage à 39 heures pour le temps de travail hebdomadaire dans la fonction publique. Pour François Fillon, cette durée doit devenir une « référence ». « Je veux supprimer la durée légale du travail et renvoyer à la négociation dans les entreprises », explique-t-il.

Un référendum dès septembre 2017 pour les Français

Une volonté réformatrice que le candidat Les Républicains mettrait en œuvre dès le début de son potentiel quinquennat. Dans les deux premiers mois, il prévoirait ainsi des dispositifs tels que les « ordonnances, votes bloqués, le 49.3 » afin de faire passer les six/sept « réformes fondamentales ». Parmi elles, la fameuse suppression de la durée légale du travail, une «  réforme de l'assurance chômage » ou encore une « réforme de l'apprentissage ».

Ensuite, il souhaiterait organiser un « référendum » en septembre 2017 afin de « prolonger la tension politique qui caractérise l'élection présidentielle et les législatives », et « rendre très difficile la contestation sociale pendant cette période ». François Fillon a alors évoqué trois questions à poser aux Français: « inscrire dans la Constitution le principe d'égalité des régimes sociaux, entre le public et le privé » afin de rendre « obligatoire et nécessaire la convergence des régimes sociaux ». Puis, « la fusion des départements et des régions » et enfin «  la diminution du nombre de parlementaires » ont été évoquées.

François Fillon s’attaque aux normes logements relatives aux personnes handicapées

S’agissant du logement, François Fillon revient à un de ses fondamentaux : la libéralisation. En plus de la suppression de l’encadrement des loyers et la création d’un bail homologué en ligne ou encore l’inclusion de l’aide au logement dans une prestation sociale unique, François Fillon souhaite simplifier les normes applicables au logement afin de permettre de « l’innovation ». Il s’attaque notamment aux règles relatives aux personnes handicapées. « Il est absurde  de vouloir par exemple que tous les logements de notre pays soient accessibles aux handicapés. C’est une absurdité. Pour satisfaire une demande qui n’est pas une demande réelle, puisqu’il n’y a pas dans chaque logement français un handicapé qui va y habiter, on va priver des Français au logement parce qu’il sera trop cher », martèle l’ancien Premier ministre.

Un programme chargé teinté d’idées pro-européennes : « J'aimerais qu'en 2022, on dise que la France est la 1ère puissance de l’UE », conclut François Fillon.

 
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