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Florence Cassez : Jean-Pierre Bel salue la « méthode » Hollande

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Etienne Baldit
Le 24.01.2013 à 11:07
© Public Sénat

Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, était invité sur le plateau du journal de 22 heures hier sur Public Sénat. Il a réagi à la libération de Florence Cassez prononcée par la Cour suprême du Mexique et s’est dit « soulagé et très heureux ». M. Bel a pu s’entretenir au téléphone, hier soir, avec le Président mexicain, Enrique Peña Nieto.

« J’ai eu à connaître l’affaire Florence Cassez pour m’être rendu au Mexique [...] pour l’investiture du nouveau Président Peña Nieto, mais je ne cache pas que si nous avons voulu être représentés à ce niveau-là, c’était aussi pour créer les conditions les plus favorables à cette issue que nous connaissons aujourd’hui », a-t-il ajouté.

M. Bel a cependant dit avoir éprouvé un «sentiment de surprise» devant cette issue: «je m'étais totalement convaincu que nous aurions un autre sénario, celui qui l'aurait renvoyée devant une cour d'appel. C'est une manière de focntionner, je préfère prévoir le plus mauvais pour me sentir bien ensuite».

Selon lui, la justice mexicaine «a montré son indépendance», après «l'exfiltration», par M. Peña Nieto, de deux juges de la Cour suprême, proche de l'ancien Président mexicain, Felipe Calderon, et remplacés par deux autres juges «qui, si j'en juge par le résultat, sont allés dans le bon sens».

Vantant la «méthode des petits pas» employée par François Hollande dans cette affaire, le Président du Sénat a précisé: «Nous avons joué la discrétion et la confiance dans la justice mexicaine». Il a également fait une allusion à peine voilée à la gestion de l'affaire par Nicolas Sarkozy, expliquant qu'il «fallait sortir de ces effets médiatiques» qui «n'ont pour but que d'essayer d'avoir un peu plus de popularité dans l'opinion, [et qui] ne sont pas de mise».

A l'inverse, il a estimé que «ce que nous avons créé depuis deux mois [dans la «banalisation» de la relation diplomatique avec le Mexique] a permis à ce que l'environnement de la Cour suprême favorise ce résultat».

«Je crois que le Mexique a marqué un point particulier de son histoire et la justice mexicaine s'est grandie», a-t-il encore déclaré.