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Fonctionnaires : Hollande ira plus loin que le «un sur deux» dans certaines administrations

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François Vignal
Le 07.02.2012 à 12:31
Fonctionnaires : Hollande ira plus loin que le «un sur deux» dans certaines administrations
François Hollande, lors de la présentation de son projet à la Maison des métallos.
© AFP
Jérôme Cahuzac, chargé des questions de budget pour le candidat PS, reconnaît que l’effort sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ira plus loin dans certaines administrations. François Hollande a pourtant affirmé qu’« il sera mis fin » à cette règle.

François Hollande a livré son projet. Mais il reste encore des zones d’ombre, comme sur la question des redéploiements dans la fonction publique, qui avait été à l’origine de tensions entre François Hollande et la gauche du parti.

Ce matin sur France Inter, le président PS de la commission des finances de l’Assemblée, Jérôme Cahuzac, a apporté une nouvelle précision (voir la vidéo à 13’15). Question du journaliste : « Est-ce que vous reconnaissez que l’effort sera plus fort que le un sur deux dans certaines administrations ? ». Réponse courte, mais sans ambiguïté du responsable des questions de budget de la campagne de Hollande : « Oui ».

Jusqu’ici, la règle édictée par l’exécutif du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été dénoncée avec véhémence par le PS. Le 22 janvier dernier, lors de son grand meeting du Bourget, François Hollande affirmait qu’« il sera mis fin à la règle aveugle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». La réalité semble un peu plus compliquée que cela.

Encore des mystères

En voulant créer au total 65.000 postes de fonctionnaires à effectif constant en 5 ans, le camp Hollande devra bien « tailler » dans les rangs de certaines administrations. Lesquels ? Là, mystère… « Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce matin +15 ici et -13 ailleurs, +2 là et -4 ailleurs. Je ne vais pas le faire et j’en serais bien incapable », a assuré Jérôme Cahuzac sur France Inter.

La question n’est pas anodine pour le PS. Les fonctionnaires font partie de son électorat. Annoncer précisément le niveau de ces non-remplacements pourrait être source de tensions avec les syndicats, que François Hollande entend consulter. La droite pourrait aussi en faire un argument électoral, en soulignant le fait que le candidat socialiste se range, en partie, à la règle que son camp n’a eu de cesse de critiquer.

La voie de la décentralisation ?

Il est donc urgent d’attendre. « Les réponses vous les aurez en temps voulu », explique Jérôme Cahuzac sur la radio publique. Il ajoute : « Dire où, combien, avec quel calendrier, ce n’est pas du niveau d’un projet présidentiel qui se doit de définir des cadres et des caps. Ils sont connus : il n’y aura pas davantage d’agents dans la fonction publique d’Etat. Et il faut faire un effort considérable dans l’éducation nationale, dans la police, dans la gendarmerie, dans la justice et auprès d’un opérateur qui est Pôle emploi. Les autres devront faire des efforts, François Hollande l’a clairement indiqué ».

Clairement ? Interrogé par publicsenat.fr lors de la présentation de son projet, François Hollande avait juste évoqué « une certaine souplesse » possible dans l’armée avec la loi de programmation militaire. L’équipe du candidat pourrait aussi viser certains doublons qui existent entre l’Etat et certaines directions des collectivités territoriales, comme sur la culture ou la jeunesse. Le président de la région Aquitaine et président de l’Association des régions de France, Alain Rousset, par ailleurs membre de l’équipe de campagne, souhaite confier certaines de ces prérogatives aux régions. Parmi les engagements de François Hollande figure justement « un nouvel acte de décentralisation ».