#Législatives : pari risqué pour une partie du #gouvernement http://t.co/1aRGpB78
François Hollande enfariné : les images
C’est presque un passage obligé dans un parcours politique digne de ce nom : se faire entarter ou enfariné. Ce mercredi, c’était au tour de François Hollande. Le candidat socialiste avait répondu présent à l’invitation de la fondation Abbé Pierre, à l’occasion de la remise de son rapport annuel sur le mal-logement. Au moment de signer le « contrat social » de la fondation, comme Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou l’ont fait juste avant lui, une femme se jette sur François Hollande pour lui lancer de la farine. Elle est aussitôt plaquée au sol sans ménagement par le service de sécurité. François Hollande reste calme, presque stoïque. Il prend même le temps de signer le pacte avant de descendre de l’estrade et de s’éclipser en coulisses.
La femme est maîtrisée et tenue au sol par trois hommes. Ils la sortent de la salle de manière étonnante : les pieds en l’air et la tête en bas. « Je peux marcher », dit-elle, avant de se faire transporter vers l’extérieur.
La femme a laissé un petit tract. Voici ce qu’on y lit : « Une vie détruite sur la base de calomnies répandues par une intelligentsia corrompue. Déni de justice à Lille : jusqu’où iront les Sarkobry ? ». La femme se dit « victime » d’« atteintes à la vie privée et aux libertés » et a même un blog.
« Il y aura toujours une personne un peu plus dérangée qu’une autre »
Dix minutes après, les journalistes courent vers la salle de presse. François Hollande va parler. Le voilà, calme, propre et sans un gramme de farine. Frais et dispo pour répondre aux journalistes. « C’est une personne qui était irresponsable et qui a essayé d’utiliser cette réunion à d’autres fins. Le principal est d’avoir pu délivrer le message que je voulais prononcer sur le logement », réagit le candidat.
Faut-il renforcer sa sécurité ? « Je ne peux pas, parce que vous êtes-là, on doit travailler, je dois rencontrer les Français », explique François Hollande. « Je prends les risques qu’un candidat doit prendre. Si je veux aller vers vous, vers les Français, aller signer les pactes, aller dans les assemblées où il y a beaucoup de monde, je prends mes responsabilités et mes risques. Il y aura toujours une personne un peu plus dérangée qu’une autre. (…) Ce sont les risques du métier ».




Réagir