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Quitter le mode zen

Les Français ne savent pas ce qu’a fait Hollande pour eux, déplore François Rebsamen

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Public Sénat
Le 08.03.2016 à 20:49

Invité de l’émission Preuves par 3, le maire PS de Dijon et ancien ministre du travail, François Rebsamen a reproché à l’exécutif de ne pas avoir assez mis en valeur son bilan. « Malheureusement, on ne s’est jamais arrêté pour dire ce qu’on a fait » a-t-il déploré.

« La gauche du réel, celle qui gouverne en ce moment, elle a créé des nouveaux droits. Mais simplement elle ne les pas mis en valeur. Dans le viseur de l’ancien ministre du Travail : « la prime d’activité », « les retraites après les carrière longue », « le droit à la formation », sans oublier, « le compte personnel d’activité ».  Après avoir énuméré toutes ces avancées sociales, selon lui, François Rebsamen conclut pragmatique : « On enchaine les réformes les unes après les autres. Mais si on ne s’arrête pas un moment pour dire : voilà ce qui a été fait, et bien les Français ils ne le savent pas ».

« Une présentation pas très adroite » là encore pou  François Rebsamen, c’est la communication qui pêche sur le projet de Loi Travail. Une référence au fameux « nous prendrons nos responsabilités » brandit par Myriam El Khomri dans une interview du 19 février au journal Les Echos. Hasard du calendrier, Manuel Valls a lui-même reconnu ce mardi devant les sénateurs socialistes  que la communication du texte avait « dérapé » lors de son passage devant le Conseil d’Etat. « Cela faisait peser une suspicion de dérive droitière » a réagi l’ancien ministre du Travail.

 Alors que le premier round de concertations avec les partenaires sociaux a démarré cette semaine, l’ancien ministre du Travail avance quelques pistes de consensus autour « deux points essentiels de la réforme ». Sur le plafond des indemnités aux prud’hommes en cas de licenciement économique, François Rebsamen a jugé qu’il « était peut être insuffisant. « Quand on regarde en Allemagne c’est 24 mois après 20 ans de travail et (dans le projet de loi) c’est 15 mois qui est proposé ». En ce qui concerne l’autre point polémique du texte, à savoir l’élargissement des motifs de licenciement économiques, là encore l’ancien sénateur PS  souhaite que des modifications soient apportées : « je pense qu’il faut revoir la définition du licenciement économique. Il faut allonger les durées de prises en compte (des difficultés d’une entreprise). Quatre Trimestres, c’est beaucoup trop court. On ne peut pas avoir de doutes sur l’interprétation des causes qui amènent un licenciement économique ».

Enfin, à la veille de l’examen du projet de loi constitutionnelle devant la commission des lois, François Rebsamen appelle le Sénat à « valider la proposition qui a été transmise par l’Assemblée nationale ». « Je pense que le travail qui a été fait à l’Assemblée nationale est un beau travail donc je pense que cette affaire a assez duré. Les Français sont lassés de ce débat », insiste l’ancien ministre du travail. Et de conclure sur le sujet : «  Le débat politique, ou politicien, a repris trop vite le dessus. Dans la période qu’on a connu, un gouvernement d’union nationale correspondait à l’état d’urgence qu’on a vécu ».