×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

«La France tiendra ses engagements en matière de déficit», assure Baroin

+A -A
F.V.
Le 10.11.2011 à 15:35

Trois jours après l’annonce par François Fillon d’un second plan de rigueur en moins de trois mois, la Commission européenne a douché les ardeurs de l’exécutif français.

Lors d’une conférence de presse ce jeudi matin, c’est le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, qui a averti Paris. La France doit prendre « des mesures supplémentaires pour corriger son déficit public excessif » en 2013, a-t-il affirmé.

Réponse du ministre de l’Economie François Baroin, lors des questions d’actualité aux gouvernement au Sénat : « La France tiendra ses engagements en matière de déficit ». Soit un retour à 3% de déficit public en 2013 puis l’équilibre en 2016.

La gauche ironise « par effraction »

Après l’indignation, la gauche ironise sur les propos tenus par François Baroin cette semaine à l’Assemblée. Le ministre a affirmé qu’elle était arrivée au pouvoir en 1997 « par effraction »… « Jean-Pierre Bel est peut-être président du Sénat par effraction ? », a demandé lors des questions d’actualité aux gouvernements, au Sénat, le sénateur PS Claude Domeizel. Ou encore le président PS de la région Bourgogne, François Patriat : « Quand allez vous prendre, par lucidité et non par effraction, les mesures qui s’imposent en revenant sur les mesures fiscales iniques que vous avez prises ? »

« Dans un contexte international incertain, nous avons présenté ces mesures qui offrent un visage de réactivité de notre pays. (…) Elles complètent l’analyse ou le regard d’autres  institutions, je pense à ce qu’a annoncé la commission européenne ce matin, qui a offert des prévisions de croissance de nature différente. Nous nous approchons du consensus. Et nous avons surtout démontré notre capacité de réactivité », selon le ministre. Et d’ajouter : « Nous ne nous arrêtons pas au prévisions à un an, deux ans ou trois ans. Nous devons être réactifs et nous devons tenir nos engagements. La France tiendra ses engagements en matière de déficit ».

Alors que le gouvernement table officiellement sur une progression du PIB de 1% l'an prochain, la Commission estime qu'elle ne devrait pas dépasser 0,6% en 2012 et 1,4% en 2013. En mai, elle voyait encore la croissance dans la deuxième économie de la zone euro atteindre 2% en 2012.