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Gérard Larcher : « La prime aux sénateurs représente 98€ par mois »

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Elisa Bertholomey
Le 07.07.2011 à 10:55
Invité du journal de 22 heures de Sonia Mabrouk, le président Larcher s’est exprimé sur l’affaire du questeur Pastor, la prime accordée aux sénateurs, les candidatures de Martine Aubry et Jean-Louis Borloo. Il souhaite l'instauration d'un contrôle entre présence et indemnité représentative de frais de mandat.

Interrogé sur la question de la prime de plus de 3500 € accordée aux sénateurs, il a déclaré que ce n’est pas une prime mais seulement la revalorisation d’une indemnité liée à l’exercice du mandat. « Cette indemnité, elle a été créée par la loi, en 2002, pour permettre l’exercice de ce mandat. Elle est revalorisée, chaque année, dans le cadre de la loi, et ce qui vient d’être fait compte pour trois années (car on ne l’avait pas revalorisée en 2010), pour 2010, 2011, 2012. C’est une décision du conseil de questure où d’ailleurs sont représentées majorité et opposition. Elle a été versée en une fois, pour la totalité des trois années. Ca représente 98€ par mois. Cela mérite une explication »

Pour Gérard Larcher, le Sénat ne vit pas en dehors des réalités. Cette indemnité sert surtout à financer la vie démocratique. « Il existe la même chose à l’Assemblée nationale. Il existe la même chose dans le Parlement allemand. Parce que la démocratie, ça a aussi un prix ! Il faut que des parlementaires soient indemnisés. Moi qui suis quelqu’un qui ai toujours poussé à l’indépendance vis-à-vis de tous les groupes de pression, de tous les lobbies, il y a un moment où il faut dire que la démocratie, ça a un prix. Et il n’est pas exorbitant en France. » Mais le président du Sénat préconise la mise en place d’un contrôle pour distribuer cette indemnité. « L’indemnité représentative de frais de mandat devrait avoir une contrepartie, sur laquelle nous avons entamé une réflexion. D’ailleurs, le dernier bureau du Sénat en a parlé, c’est la présence. Et je ne vous cache pas que je suis quelqu’un qui proposerai, si je suis réélu président du Sénat, que nous ayons cette procédure de contrôle entre présence et indemnité représentative de frais de mandat. C’est, je crois indispensable parce que la présence, elle est l’exercice réelle du mandat, que ce soit en commission, en délégation, en séance. »

Sur l’affaire du questeur Pastor, épinglé pour notes de frais douteuses, il a appelé à ne pas faire d’amalgame pour ne pas tomber dans le populisme. « C’est d’abord une affaire individuelle et pas une affaire collective. Attention aux amalgames que j’entends, parce qu’on n’est pas loin du populisme, de l’anti-parlementarisme. Les sénateurs sont des gens droits. » Gérard Larcher a précisé avoir reçu les trois questeurs pour régler cette affaire. « D’abord, il a été acté qu’aucun communiqué de presse n’a jamais émané de la présidence du Sénat. D’ailleurs, le questeur Pastor l’a reconnu. La deuxième des choses, c’est que le questeur Pastor nous a annoncé qu’il allait rembourser la trésorerie du Sénat. Et puis la troisième des choses, c’est que je me suis permis de rappeler quelques principes qui avaient été fixés par notre comité de déontologie : la dignité, l’indépendance, l’intégrité, l’assiduité, l’égalité, la laïcité. Et bien je crois que ces principes, il faut qu’on continue à les mettre en œuvre. D’ailleurs sur ce dossier, je m’en entretiendrai avec le président Bel dès son retour de déplacement. Parce que ce poste de questeur appartient au groupe socialiste et il faudra qu’on en parle. »

Concernant l’élection présidentielle qui se profile, Gérard Larcher a également été questionné sur Martine Aubry. « Je crois qu’elle surfe sur les peurs, alors que nous avons besoin de donner confiance à notre pays. Nous avons besoin de nous occuper de nos jeunes, nous avons besoin de nous occuper de nos séniors, nous avons besoin de répondre à la question de la dépendance et puis regardez la situation de la Grèce et du Portugal. Il nous faut retrouver les équilibres financiers ! »

Le président du Sénat s’est prononcé sur une possible candidature de son ami Jean-Louis Borloo rappelant que l’ancien ministre de l’Ecologie n’a pas pour ambition de faire perdre la droite. « Il sera responsable, il analysera la situation et il prendra sa décision. Je suis certain que Jean-Louis Borloo ne jouera jamais la politique du pire, je le connais bien. J’ai travaillé avec lui, il a le sens du service du pays, du service des autres et il est particulièrement attentif à des questions comme l’équité. »