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Gérard Larcher : « L’apatridie est une valeur que je n’imaginais pas être abandonnée par la gauche »

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Public Sénat
Le 17.03.2016 à 18:33

En plein débat sur la révision constitutionnelle, président du Sénat, Gérard Larcher annonce qu’il « prendra des initiatives » après mardi prochain pour préparer la navette parlementaire avec l’Assemblée nationale.

Fidèles à leur rôle de défenseurs des libertés publiques les sénateurs qui ont voté à 301 voix en faveur de la constitutionnalisation de l’état d’urgence, l’ont amendé pour que les mesures prises sous cet état d’exception soient « strictement adaptées, nécessaires et proportionnées ». « Contrôle du parlement renforcé, rôle du juge judiciaire dans la protection des libertés, ce sont des points essentiels pour le Sénat et qui ont rassemblés largement », explique au micro de Public Sénat, Gérard Larcher. Si cet après-midi, l’article 2 du projet de loi constitutionnelle relatif à la déchéance de la nationalité est au menu des débats de la Haute-Assemblée, le président du Sénat a rappelé « le fil rouge de l’apatridie » à ne pas franchir. En effet, les députés ont voté un texte où la déchéance de nationalité est élargie aux Français condamnés pour terrorisme, sans mentionner les binationaux, ce qui pourrait potentiellement entrainer des cas d’apatridie. « L’apatridie est une valeur que je n’imaginais pas être abandonnée par la gauche » a-t-il déclaré.

Fidèles à leur volonté de mentionner la déchéance pour les binationaux, comme l’avait évoqué François Hollande lors du Congrès de Versailles, Manuel Valls avait alors ironisé en parlant de « posture » à l’adresse des sénateurs Les Républicains ». « Non » répond Gérard Larcher qui lui renvoie l’argument : « c’est la parole du président de la République, je ne peux pas imaginer que c’était une posture le 16 novembre ».

 « Nous sommes un pouvoir constituant, il y aura une navette avec l’Assemblée nationale. Et naturellement nous préparons cette navette ». Suite à une demande du président du groupe socialiste, Didier Guillaume, Gérard Larcher ouvre la porte à un rapprochement avec l’Assemblée nationale. Lors de la discussion générale, hier, Didier Guillaume avait demandé solennellement au président Larcher de « convoquer les présidents de groupes qui sont favorables à ce qui il y ait une réforme constitutionnelle, pour préparer une réunion avec l’Assemblée nationale ». « Je lui ai dit que je prendrais des initiatives après le vote solennel du Sénat », a annoncé Gérard Larcher. C'est-à-dire après mardi prochain.