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Gilles Finchelstein : « la société française se droitise »

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Simon Blin
Le 19.02.2016 à 15:33 - Mise à jour 01.01.1970 à 01:33

La révolution conservatrice est-elle en marche ? Les intellectuels progressistes sont-ils en difficulté ? Jean-Pierre Elkabbach en discute dans ce nouveau numéro de « Bibliothèque Médicis » avec Gilles Finchelstein, Directeur Général de la Fondation Jean-Jaurès et directeur des études chez Havas Worldwide, Daniel Lindenberg, historien et professeur à Paris 8, Jean-Pierre Le Goff, Philosophe et sociologue, Pascal Chabot, également philosophe et enseignant à l’IHECS à Bruxelles, ainsi que Robin Rivaton, économiste.

« Quand on regarde l’évolution de la société française sur les quinze dernières années, la droitisation est une réalité. Le sentiment selon lequel c’était mieux avant est très largement partagé par l’ensemble de concitoyens français. », analyse Gilles Finchelstein, qui publie Piège d’identité, aux éditions Fayard.

L’historien et essayiste, Daniel Lindenberg, partage le même avis. « Aujourd’hui, personne ne peut nier qu’un certain nombre d’intellectuels français regrettent le passé. Ce mouvement se traduit par le retour d’idées anciennes qu’on aurait classées autrefois à droite, explique-t-il. Selon lui, la gauche cède peu à peu à cette pensée et se retrouve prisonnière de ses dogmes alors même qu’elle gouverne.

Ainsi, Daniel Lindenberg explique la montée des haines religieuse et ethniques. « Depuis, l’antisémitisme s’est affirmé dans la société française. Ceci a été provoqué non seulement par la crise, mais aussi par les échecs répétés des gouvernements de droite et de gauche qui répandent l’idée que la solution est l’exclusion de l’autre. Il en résulte alors la montée des haines religieuses et ethniques. »

Pour Robin Rivaton, auteur de Aux actes dirigeants ! chez Fayard, les gouvernements français répondent aux crises en pointant des coupables. « En France, nous désignons des bouc émissaires plutôt que des problèmes. Notre difficulté est très claire en ce moment. Nous manquons de prospérité et de fait, on se bat les uns contre les autres. On manque de vision en politique ».

« Désigner des coupables est caractéristique des populismes », analyse Gilles Finchelstein. Pour le Directeur de la Fondation Jean Jaurès « Marine Le Pen a en effet deux bouc émissaires. Il s’agit de l’allemand et du musulman. Jean-Luc Mélenchon désigne aussi l’Allemagne et sa figure autoritaire en Europe comme étant à l’origine de nos maux. ».

Diffusion vendredi à 22h