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Goodyear : « Secoué », Mailly sera « signataire de la pétition » pour la relaxe des salariés

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Par Public Sénat
Le 15.01.2016 à 10:43

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, était l’invité de Territoires d’infos sur Public Sénat et Sud Radio vendredi matin. Interrogé sur la condamnation à de la prison ferme de huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord pour avoir séquestré des cadres de l’entreprise, il dénonce ce jugement. « J’ai été secoué par l’annonce du tribunal » explique-t-il. « Neuf mois de prison ferme, ce n’est pas normal, ce n’est pas normal qu’il y ait ce type de condamnation dans notre pays par rapport à une action syndicale. Je ne dis pas qu’on soutient ce type d’opération mais retenir pendant quelques temps des cadres ce n’est pas non plus quelque chose de scandaleux » affirme Jean-Claude Mailly, qui sera « signataire de la pétition » lancée par la CGT pour obtenir la relaxe des huit ex-salariés de l'usine Goodyear.

Jean-Claude Mailly a par ailleurs estimé que l'annonce par la CGT la veille, dans un tract, de perquisitions chez Renault par la répression des fraudes était « prématurée ». « Il y a eu des perquisitions par les services de l'État, la DGCCRF, on n'a pas les résultats, et de balancer, comme ça, ex abrupto, eh bien, on en voit les conséquences tout de suite : une fragilisation, même si ce n'est que l'action, mais quelles en seront les conséquences sur l'entreprise en tant que telle ? », a-t-il demandé. « On ne doit pas lancer comme ça en pâture des éléments qui ne sont pas encore complètement fondés », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué envoyé jeudi à la presse avec le tract, la CGT du centre technique de Lardy (Essonne) écrivait que les perquisitions avaient été menées dans des « secteurs » (« homologation et mise au point des contrôles moteur ») qui « laissent fortement penser » que ces « perquisitions » sont « liées aux conséquences de l'affaire des moteurs truqués de Volkswagen ».